Naples - Musées archéologique - Dionysos enfant chevauchant une panthère

Naples - Musées archéologique
Pompéi, Casa del fauno - mosaïque
" Dionysos enfant chevauchant une panthère, son animal symbolique "



Dionysos (Bacchus) :

Ses titres :
Il est le dieu de la culture de vigne, de vin et le dieu de l'ivresse ; il fut vénéré également comme le dieu protecteur des jardins, de la végétation et des bois ; dieu de l'eau, source de toute vie.

Il fut adoré comme étant le dieu de la vie joyeuse, des fêtes et des jeux à l'image de ses cortèges festives.

Les Romains le vénéraient comme étant le protecteur des Beaux-Arts et le dieu du théâtre, en particulier, la tragédie, la comédie et le drame satyrique (pièce de théâtre dont les acteurs sont en partie des Satyres). On lui donna un rôle important dans le développement de l'orphisme.

Dionysos est également le dieu de la folie et la démence extatique (provoquée par l'extase) et encore le dieu de l'inspiration et la transgression des règles morales sociétales et de l’ordre rationnel.

Parmi ses autres qualificatifs : Bromios (le Frémissant ; le Grondant ; le Bruyant et le Tapageur) ; Lyaios (délivreur des soucis) ; Nyktélios (dieu des mystères nocturnes ; dieu de la nuit) ; Lénaios (dieu des pressoirs). Il fut qualifié par Homère de mainoménoio ", c'est-à-dire, le délirant. Il fut également appelé le dieu civilisateur ; le dieu sauvage ; le dieu des mystères...

Dionysos fut décrit, comme les Ménades qui l'accompagnent de dieu qui dévore la viande de ses victimes crue, sanglante et encore palpitante ; ces victimes furent souvent des animaux sauvages poursuivis et déchiquetés vifs.

Dionysos fut décrit dans des textes anciens comme le " dieu étranger " ou simplement " l'Étranger ", cela peut s'expliquer par sa double naissance et la grande partie de sa vie qui s'est déroulée dans des contrées lointaines de l'Olympe.

Dans l'Empire romain, Dionysos devient " Bacchos " puis " Bacchus " et également " Liber ".

Dans la triade romaine Cérès-Liber-Libra, qui représente les forces de la fécondité. Cérès et interprétée comme étant la déesse grecque Déméter ; Libera est Perséphone-Coré et enfin, Liber (Libre) est Dionysos parce qu'on croyait que ce dieu délivre l'esprit des hommes de tous les soucis grâce au vin.

Ses représentations :
On le représente comme un dieu barbu, à longue chevelure, souvent couronné de lierre (d'où l’appellation " Apollon au lierre ") ou de feuilles de vigne, de pampre (branche de vigne portant des feuilles), de grappes de raisin, de feuilles de figuier et parfois de fleurs de Lotus.

Parfois il est représenté cornu comme un taureau
(les cornes symbolisent la force et puissance) ; quelquefois coiffé d'une couronne de serpents.

Dans les représentations ultérieures, il apparaissait plus jeune (une jeunesse éternelle et divine comme celle d'Apollon), enfant ou jeune imberbe, riant et enjoué, portant un grand manteau ou une peau de panthère. Il pouvait être représenté tenant un thyrse ou brandissant une grappe de raisin, ou encore un canthare (coupe ayant deux anses) ou une corne d'abondance en forme coupe de vin.

Il peut être accompagné d'un satyre et/ou d'une panthère ; d'Ariane et/ou d'Héraclès.

A l'époque romaine, Antinous, le favori de l'empereur Hadrien (117 - 138) est parfois représenté en Dionysos jeune.

Les récits de ses naissances :
Dionysos est le seul dieu olympien né d'une mortelle.

Il est le fils de Zeus et de la princesse thébaine Sémélé, fille d'Harmonie et de Cadmos (Cadmus, ou Kadmos, le frère d'Europe), le roi fondateur de Thèbes.

Sémélé fut une des maîtresses de
Zeus que Héra, sachant qu'elle était enceinte, décida de la faire disparaître avec Dionysos encore fœtus dans son utérus, pour accomplir cette action, elle se métamorphosa en Béroé, la vieille nourrice de cette jeune femme, afin de pouvoir la conseiller de demander à son amant Zeus de lui apparaître dans sa forme réelle et absolue. Zeus, lui promettant auparavant par un serment sur le Styx d'exaucer tous ses vœux et désirs, il se présenta effectivement devant elle en Zeus majestueux avec toutes ses redoutables armes, le foudre et les éclairs ; Sémélé fut directement foudroyée et transformée en cendre, mais Zeus eut juste le temps d'extraire de ses entrailles son fils Dionysos qui l'implanter ensuite dans sa propre cuisse afin qu'il puise achever sa gestation. Trois mois plus tard, Zeus défit la couture et Dionysos vint au monde, à terme de sa conception.

Dans ce mythe de la naissance de Dionysos, on peut constater qu'il s'agit d'une divinité à double naissance (d’où son titre de dieu " 
deux fois né "). La première naissance est humaine par sa mère la mortelle Sémélé, mais il s'agit quand même d'une naissance inhabituelle d'où le qualificatif donné à l'enfant dieu, pyrigénés = " né du feu " ; l'autre naissance est divine, de son père Zeus.

Dans un récit un peu différent : Zeus fit retirer Dionysos du brasier par Héphaïstos (Vulcain) puis ce fut la fille d'Aristée nommée Macris, qui reçut l'enfant et le transmit à Zeus qui l'implante dans sa cuisse. Une autre version raconte que ce sont les Nymphes qui extraient Dionysos du milieu des centres et prennent en charge son éducation, donc sans passer par l'étape d'implantation dans la cuisse paternelle.

Dans l'orphisme, Dionysos est le fruit d'inceste, c'est-à-dire l'union de Zeus avec sa fille Perséphone. Héra, par jalousie demanda aux Titans, les ennemis de toujours de Zeus, de supprimer cet enfant illégitime. Ces derniers exécutèrent le souhaite d'Héra en dépeçant le corps de l'enfant, le bouillir et rôtir ses membres, mais il laissèrent son cœur intact. Zeus découvrit le crime, il tua les criminels Titans par le foudre ; des vapeurs exhalées de leurs corps imprégnés de la chaire de Dionysos naquit l'humanité.
Selon cette philosophie, le dieu Dionysos se trouve dispersé dans toutes les âmes humaines qui représentent la partie divine, immatérielle et immortelle de la nature humaine et que l'homme provient d'un meurtre primordial qu'il faut purifier.

Dans une autre version, le dieu suprême des Orphiques est
Zagreus, fils de Zeus et Perséphone. Il a été mis, dans son enfance, en pièces par les Titans, qui mangèrent une partie de son cadavre, mais laissèrent son cœur intact. Zeus une fois informé, ordonne Déméter de rassembler ce qui reste de Zagreus afin de le ramener à la vie, ou dans une version, ce fut Zeus lui-même qui le ressuscita, ou ce fut Sémélé qui avala le cœur de Zagreus (moulu par Zeus et mêlé à un breuvage) afin de le concevoir de nouveau et le remettre au monde.
Selon un troisième récit, ce fut soit Athéna soit Rhéa qui trouvèrent le cœur de Zagreus et ressuscitèrent Zagreus ou Dionysos. Ces dernières versions expliquent l'origine de la confusion entre les deux divinités, Dionysos et Zagreus, qui sont la même divinité dans l'Orphisme.

Dans ces récits, les Titans meurtriers, sont réduits en cendre par Zeus ; de cette cendre naît l'espèce humaine, donc l'homme se compose d'un élément divin provenant des parties du corps de Zagreus mangées par les Titans, et d'un élément non divin provenant des corps de ses tueurs, les criminels Titans.

Certains récits de la vie de Dionysos :
La vie de Dionysos est une succession de fuite, de folie furieuse, d'infanticide, de cannibalisme, de négation de ses caractères divins, et enfin des inventions aux services de ses adorateurs.

Après sa naissance de la cuisse de son père Zeus, il a été déguisé en petite fille ; Hermès a été chargé de le confier, encore nourrisson à la sœur de Sémélé,
Ino et son époux Athamas, roi de la ville de Coronée. Découvrant Dionysos vivant, Héra frappa le couple adoptif de folie : Athamas tua lors d'une partie de chasse son fils aîné Léarchos en le prenant pour un cerf. Ino plongea leur fils cadet Mélicerte dans l'eau bouillante, puis elle se jeta avec son cadavre dans la mer. Mélicerte sera fut divinisé comme un des dieux de la mer sous le nom de de Palémon (Lutteur).

Le petit dieu Dionysos fut ensuite métamorphosé en chevreau par Zeus, puis pour le protéger de la colère d'Héra, Hermès le transporta vers une contrée très loin de l'Olympe situé en
Éthiopie ou en Asie où il fut confié aux nymphes (les Hyades et les Ménades) du mont Nysa (d'où le non du dieu Dionysos = Zeus de Nysa ?) et également aux Muses et au vieux sage, Silène afin de s'occuper de son éducation.

La montagne
Nysa a été localisée en Éthiopie ou en Asie, aux limites de l'Inde, mais pour certains auteurs, Nysa était une fabuleuse ville située en Arabie Heureuse.

Dionysos, atteignant l'âge adulte, il découvrit dans l'asile l'art de l'extraction du miel, la culture de vigne et la fabrication du vin à partir du raisin. Héra ne l'a jamais oublié ; en découvrant qu'il est toujours vivant, elle le frappa de démence, de folie et d'errance. Durant cette errance il parcourut de multiples pays comme
l’Égypte, la Syrie (où il érigea un pont sur l'Euphrate ?), la Lydie, la Phrygie... il enseigna les populations fréquentées la culture de vigne et la production du vin.

Un jour, en fuyant Héra, il tomba de fatigue et s'endormit, mais à son réveille, il se trouva devant un serpent à deux têtes voulant l'attaquer, Dionysos, le tua d'un coup d'un rameau de vigne (sarment).

En
Phrygie il rencontra la déesse Cybèle (divinité terrestre associée aux orgies, c'est-à-dire aux fêtes dédiées à Dionysos) ; elle le désenvoûta, puis le guérit de sa folie et l'initia aux mystères et aux rites religieux.

Délivré de sa folie, Dionysos entra en Grèce, en Thrace où le roi
Lycurgue règne sur les Édoniens. Le souverain ne donna pas à Dionysos la permission de traverser son pays et refusa de l'autoriser d'y répandre son culte, puis il attaqua son cortège, emprisonna ses compagnons les Ménades et les Satyres. Dionysos effrayé, s'enfuit en plongeant dans la mer et se réfugia auprès de Thétis, mais sa vengeance ne tarda pas à surgir en frappant Lycurgue de folie, au point de s'acharner à coup de hache sur un pied de vigne, qui n'est en réalité que son propre fils Dryas qui mourut suite à cette folie meurtrière de son père. Lycurgue, revenant à la raison, constata les faits, alors il se mutila en se coupant le pied.
Dans le cadre de sa vengeance, Dionysos rendit le sol de Thrace stérile. Un oracle indiqua aux Édoniens la nécessité de tuer leur roi pour étancher la colère de Dionysos et retrouver la fertilité de leur terre ; alors sur le mont Pagnée les Édoniens tuèrent leur roi en l'écartelant après l'avoir attaché à quatre chevaux. Dans une autre version, ce fut Dionysos lui-même qui creva les yeux de Lycurgue et le crucifie à mort.
Charops, le grand-père d'Orphée ayant aidé Dionysos dans son conflit avec le roi Lycurgue, le dieu lui confia la royauté sur Thrace et l'initia aux mystères ; Charops transmit à son tour, ces connaissances à son fils Oeagre et ce dernier les communiqua à son fils Orphée.

Après avoir répandu son culte et la culture de vigne et du vin dans les pays du pourtour de la Méditerranée, Dionysos entreprend un long
voyage mystérieux en Inde, en se déplaçant sur un tonneau, ou un char tiré par des panthères ou des tigres, voire des centaures, mais parfois il est représenté sur une monture plus simple, un âne, un bouc ou encore un taureau.

Il fut et escorté de
son cortège (son thiase) composé du vieux Silène sur son âne, puis de Silènes (au pluriel), de Satyres, de joueurs de flûte, de Bacchantes, de bergers, de bergères, de Thyades et de Ménades. Tous ces participants se livraient à des danses frénétiques et des chants.
Certains textes et représentations intègrent au thiase de Dionysos, les trois charites (les trois Grâces : Aglaé " Brillante ", Euphrosyne " Joyeuse " et Thalie " Abondante ") et également le dieu pastoral Pan, le dieu de la fertilité Priape et encore des centaures jouant de la lyre et la double flûte.

Dans le cortège de Dionysos, on peut voir également la présence d'animaux sauvages comme les lions ou des animaux familiers.

Les instruments de musique retrouvés dans les thiases de Dionysos : des flûtes, des tambourins, des tambours et des cymbales.

Revenant de
l'Inde, Dionysos entra en Béotie afin d'introduire son culte à Thèbes, la ville de sa mère Sémélé et le pays du roi Penthée (Pentheus) ; ce dernier s'opposa à la volonté du dieu, refusa de reconnaître son caractère de divin et souilla la réputation de ses bacchantes en les soupçonnant de se livrer à la luxure. La punition de Dionysos fut horrible : les femmes thébaines et à leur tête la reine mère Agave (ou Agavé, la sœur de sa mère Sémélé), à l'opposé du roi Penthée, elles étaient séduites par les Ménades et leur mode de vie et leurs rites secrets dionysiaques. Penthée, mécontent de cette dérive des femmes de son royaume, il demanda conseil à Dionysos, ce dernier lui suggéra de les surveiller attentivement et secrètement sur le mont Cithéron, là où pratiquaient leurs rites, mais quand celles-ci découvrirent les faits, elles le capturèrent, puis en état de transe, et en présence de sa mère Agave qui donna, elle-même, le signale afin de le martyriser et le mettre en pièces par les Ménades qui le voyaient, pas en être humain, mais comme un animal sauvage à abattre. Après cette boucherie, Agavé planta la tête de son fils Penthée sur son thyrse et se promena en triomphante.

En
Syrie, Damascos, montre son mépris pour la vigne et le vin ; Dionysos l'écorche vif.

En
Orchomène, ville de Béotie, les Minyades (Ménéides), c'est-à-dire les trois filles du roi Minyas (Leucippé, Arsippé et Alcathoé, ou dans un autre récit : Iris, Clymène et Alcithoé), en soutenant que Dionysos n'était pas le fils de Zeus, puis en ignorant son appel de se mêler aux femmes de la ville qui fêtaient les Bacchanales, et en préférant de rester chez elles tisser la laine, elles mirent le dieu en colère : du lierre et de la vigne enveloppèrent leurs outils et instruments de travail ; du vin et du lait coulèrent des plafonds de leur domicile, des lumières d'origine mystérieuse brillèrent, des sons de flûtes, de tambourins et des rugissements de fauves résonnèrent dans leur maison ; ces artifices frappèrent les trois sœurs de folie meurtrière les amenant à déchirer et dévorer un de leurs enfants, le petit Hippasos, fils de Leucippé, puis elles quittèrent leur domicile pour se mêler aux orgies de Dionysos jusqu'à ce qu'Hermès les sauva en les métamorphosant en chauves-souris.

En
Argolide, les Proétides, les trois filles du roi Proétos (Iphinoé, Lysippé et Iphianassa) furent frappées également par la démence suite à leur refus de reconnaître la divinité le Dionysos : comme démentes, elles se prenaient pour des génisses et parcouraient la campagne de l'Argolide ; leur père fit appel au guérisseur réputé de la folie, Mélampous. Ce dernier accepta de les traiter à condition de lui céder le tiers du royaume d'Argolide. Proétos refusa ce chantage ; la démence de ses filles s'aggrava et contamina toutes les filles du royaume qui abandonnèrent leurs domiciles, tuèrent leurs enfants, et vagabondèrent dans les contrées sauvages.
Le roi se vit obligé d'accepter la proposition de Mélampous, mais ce dernier fit augmenter les enchères en demandant que son frère
Bias reçoive le deuxième tiers de l'Argos. Le roi Proétos accepta les propositions du guérisseur, et pendant l'opération du partage du royaume, la première fille du roi, Iphinoé mourut d'épuisement ; les deux autres filles, Lysippé et Iphianassa en s'altérant à une source dans laquelle Mélampous a jeté des herbes curatives, leur folie se dissipa, elles retrouvèrent la raison et épousèrent les deux frères, Mélampous et Bias.

Dionysos fut reçu à
Attique par le roi Icarios. Le dieu séduit par la beauté de la fille du roi, Érigoné, il donna au roi une outre de vin. Icarios offre ce vin à ses bergers, qui en le buvant se soûlèrent et crurent d'être empoisonnés par le roi, alors il se jetèrent sur lui et le tuèrent. Érigoné, en voyant son père mort au pied d'un arbre elle se pendit à cet arbre.

En voulant se rendre du Péloponnèse à
l'île de Naxos, Dionysos prit un navire, mais malheureusement l'équipage était composé de pirates de mer Tyrrhéniens qui l'emprisonna avec le perspectif de le vendre, en Asie, comme esclave alors, ils changèrent la destination. La vengeance du dieu de tarda pas : il immobilisa le navire, changea le mât et les rames du navire en serpents et le remplit de lierre puis il fit entendre aux marins pirates des sons de flûte stridents et insupportables les obligeant à se jeter à la mer où ils furent métamorphosés en dauphins.

Les aventures amoureuses de Dionysos sont presque limitées à sa relation avec
Ariane la fille du roi de Crète, Minos qui trahit son père en aidant Thésée à pénétrer au labyrinthe afin de tuer le Minotaure, puis sortir de ce lieu mystérieux et fuir avec elle vers Athènes, mais Ariane fut abandonnée par Thésée sur l'île de Naxos, soit parce que cet héros athénien aimait une autre femme, ou bien parce que Dionysos l'a ordonné de la laisser sur l'île de Naxos car le dieu était amoureux lui-même d'Ariane.

Dionysos fit d'Ariane son épouse, elle lui donna quatre fils (
Staphylos = grappe de raisin ; Oenopion = Buveur de vin, roi de Chio ; Thaos, roi de Lemnos et Péparéthos. Dionysos conduisit Ariane à l'Olympe afin de la rendre immortelle ; son diadème en or et en pierres précieuses (chef-d’œuvre d'Héphaïstos) devient la constellation céleste de la Couronne boréale.

Dionysos participa, auprès de son père Zeus, avec beaucoup de zèle, à la guerre des Olympiens contre les géants (la
Titanomache) en se métamorphosant en lion. Pour l'encourager, son père lui criait en permanence, " Évohé, courage mon fils " sachant que le nom Évohé et Bacchus ce sont des noms de Dionysos et qui dérivent d'un mot grec qui signifie "crier".

Orphée, fils du roi Œagre (ou d'Apollon) et Calliope, la muse de la poésie, après avoir perdu sa bien-aimée Eurydice, il renonça à tout amour de femme et cessa d'adorer les dieux sauf Apollon ; il erra dans les montagnes et les forêts de Thrace en évitant tout contact avec les humains. Vivant dans l'isolement, il fut attaqué par les Ménades de Dionysos par des jets de pierre et coups de bâton puis elles le tuèrent et le démembrèrent. Sa tête qui fut jetée à la mer flotta jusqu'à l'île de Lesbos où il fut enterrée.

Héphaïstos (Vulcain), dieu du feu et patrons des forgerons de l'Olympe, fils d'Héra (sans union masculine) et fruit de sa vengeance de son épouse Zeus qui a engendré Athéna sans principe féminin.

Héphaïstos fut expulsé de l'Olympe par sa mère Héra à cause de sa laideur. Pour se venger, il fabriqua un trône doré pour sa mère juste avant de quitter l'Olympe. Le trône était un piège qui retenait Héra prisonnière, mais Héphaïstos était le seul capable de manipuler le trône afin de la libérer.

Héphaïstos, résidant sur la terre refusait de retourner à l'Olympe malgré toutes les tentatives d'assouplir son entêtement, et ce fut Dionysos qui réussit à le ramener à l'Olympe en le soûlant par le vin. Héphaïstos accepta de délivrer sa mère Héra retenue sur le trône à condition que celle-ci lui donne la plus belle des immortelles et des mortelles, Aphrodite, comme épouse.

La dernière étape de l'épopée de Dionysos devait le conduire
à l'Olympe pour prendre sa place légitime parmi les grandes divinités, mais avant ce passage, il descendit au royaume des morts afin d'extirper sa mère Sémélé et l'emmener avec lui à l'assemblée des dieux où elle gagna l'immortalité sous le nom de Thyoné.

Fêtes :
À Athènes, sur les pentes de l'Acropole se trouve le sanctuaire de Dionysos des Marais (Limnaios) dans lequel se déroulaient en février-mars les fêtes des
Anthestéries célébrant l'arrivée du printemps ; il s'agit d'une fête de trois jours, le premier est celui de " l'ouverture des jarres " afin de goûter le vin conservé ; le deuxième jour est " le jour des conges = des mesures " où les buveurs de vin mesuraient, en compétition, leur capacité à boire le plus grande quantité possible de vin. Ce jour-là, la statue de Dionysos était conduite à son sanctuaire sur l'Acropole ; le troisième jour est " le jour des retours des âmes des morts " " les kères = les morts " qui sortent des Enfers et se disséminèrent dans la ville et pour lesquels on préparaient des marmites pleines de graines bouillies. Les Athéniens craignaient ces âmes ambulantes dans la ville et ils restaient chez eux, puis le soir de cette journée, on criait " dehors les kères, les Anthestéries sont finies "pour que ces âmes retournassent dans l'Hadès, le monde des morts.

Attributs de Dionysos :
Parmi animaux tuer en sacrifice à Dionysos : la pie (la pie-bavarde), un oiseau passereau noir et blanc à queue longue, de la famille des corvidés, parce que le vin rend les buveurs comme les pies, bavards et indiscrets ; le bouc ; le lièvre parce que ces animaux mangent les bourgeons de la vigne.

Les animaux et les plantes consacrés à Dionysos : le phénix et la panthère, la vigne, le lierre, le chêne et le sapin.

Les Hyades :
c'est la personnification d'un groupe d'étoiles dans la constellation du Taureau dont l'ascension héliaque s'accompagne par la plus grande partie de la pluie qui tombe sur la Grèce et qui provient de l'Ouest, de l'Océan Atlantique.

Elles sont d'après certains auteurs les filles d'Atlas par l'Océanide Aithra (Æthra). Leur nombre est variable selon les récits et passe de deux à trois, à quatre et enfin sept, comme les Pléiades.

Parmi les Hyades les plus connues dans la mythologie grecque : Ambrosie, Eudore, Coronis, Polyxo, Phœo, Dioné et Æsilé

Dans un mythe, elles sont les Nymphes de Dodone, et aussi les nourrices de Dionysos. Poursuivies par Lykourgos alors qu'elles s'occupaient de Dionysos enfant, Zeus les transforma en étoiles pour échapper à leur poursuivant, et aussi par gratitude d'avoir mené Dionysos sain et sauf entre les mains d'Ino.

Dans un autre récit, suite à la mort de leur frère Hyas, elles meurent de tristesse, Zeus ému les métamorphose en étoiles pour les consoler et faire cesser leurs pleurs, mais néanmoins, cela ne les a pas empêché de verser des larmes (sous forme de pluies), d'ou leur nom Hyades qui signifie "pleureuses"

Midas :
Roi de Phrygie, fils de Gorgias et de Cybèle ou fils de Médée et d'un roi puissant dans l'Asie supérieure : endurant l’infidélité de son époux Jason, Médée quitta Corinthe et alla se réfugier à Thèbes, auprès de son protecteur Héraclès, mais ce dernier, à cette période de sa vie était frappé de folie, alors elle le guérit grâce à ses remèdes, puis le voyant dans ses conditions incapable de la protéger, elle se retira à Athènes où le roi Égée l'épousa afin de fonder une famille.

Thésée, le fils légitime d’Égée, en revenant à Athènes après son périple et long voyage chez les Minoens en Crête, il la fit perdre l'espoir qu'un de ses futurs enfants avec Égée puisse régner sur Athènes, pour cela elle tenta de l'empoisonner. Suite à cet événement, elle fut méprisée et traitée d’empoisonneuse par les Athéniens, alors elle s'enfuit d'Athènes pour aller vivre en Phénicie, puis en Asie mineur où elle épousa le roi de Phrygie ; de ce mariage naquit un fils unique appelé Midas.
Devenu à son tour roi, Midas, en hommage à sa mère, nomma les sujets de son royaume de " Mèdes ".

Il est le roi phrygien aux oreilles d'âne ; cette difformité est une punition infligée par Apollon parce que, Midas étant choisi comme l'arbitre, il a eu la stupidité de déclarer Marsyas vainqueur contre le dieu lors d'une compétition musicale. Pour cacher avec grand soin cette monstruosité, le roi portait un bonnet phrygien ; la seule personne du royaume connaissant le secret du roi était son barbier qui avait l'obligation de s'occuper de ses cheveux.
Ce barbier, à un moment donné, ne supportait plus de garder le secret du roi, alors il se dirigea vers un lieu isolé où il creusa un trou dans la terre dans lequel il chuchota " Le roi Midas a des oreilles d'âne ", puis il ferma ce trou. A cet emplacement, poussèrent des roseaux qui, en se séchant et en se frottant l'une à l'autre, ils produisaient un murmure qui n'était que la réplétion de la phrase secrète du barbier, c'est ainsi, Midas est devenu un grand sujet de moquerie dans son royaume.

Dans une autre version, c'était le dieu Pan, avec sa flûte, qui osa rivaliser avec Apollon ; Midas qui fut désigné pour juge se prononça en faveur de Pan, alors pour le punir, Apollon lui fit changer ses oreilles en oreilles d'âne.

Quand le cortège de Dionysos traversa la Phrygie, le roi du pays, Midas fit verser du vin dans une fontaine afin d'attirer Silène, le vieux compagnon du dieu. Effectivement, Silène tomba dans le piège tendu ; il s'égara du cortège et il fut retrouvé par des paysans, près de la fontaine en état d'ivresse ; ces derniers l'emmenèrent paré de guirlandes (ou enchaîné) à Midas qui le reçut, le retint honorablement pendant dix jours, et enfin, il fit preuve de zèle de le rendre à son maître Dionysos.

Pour récompenser Midas de ses biens faits, Dionysos lui proposa d'exaucer un de ses chers vœux, alors le roi demanda que tout ce qu'il touche se transforme en or.
Dionysos lui accorda son souhait, mais rapidement le souverain Phrygien constata la survenue d'un fatal problème auquel n'a pas pensé, parce que même la nourriture qu'il touchait devenait des lingots d'or ou des flots de métal précieux.
Ne pouvant plus s'alimenter et constatant que sa mort atroce s'approcher, Midas supplia Dionysos d'annuler rapidement ce vœu qui lui a bien accordé ; le dieu accepta de dissiper cette capacité mortelle en lui demandant de se purifier dans les eaux du Pactole.
Depuis cette plongée purifiante du roi Midas, on retrouve souvent dans le fond du fleuve Pactole d'abondantes quantités de pépites d'or.

Midas, le roi mythique de Phrygie est l'exemple de la " Crédulité ", c'est-à-dire, le défaut naturel de l'esprit, et la prédisposition se manifestant par une tendance naturelle, par manque de jugement ou par naïveté, à croire facilement les affirmations d'autrui portant sur des faits ou des idées sans fondement sérieux ou sans vraisemblance.

Priape (Priap) :
Est le dieu de la fertilité ; il est le fils de la nymphe Naïas ou Chionéde ; dans une autre version, il est le fils de Dionysos avec Aphrodite qui a eu l'occasion de l'accueillir à son retour triomphant des Indes.

Héra, la jalouse confirmée d'Aphrodite et l'infatigable poursuivante de Dionysos, elle décida de nuire au fruit de leur union, c'est-à-dire leur enfant Priape qui naquit avec des difformités extraordinaires : il est représenté en homme avec un énorme pénis constamment en érection (ithyphallique), mais il est également représenté en forme borne d'Hermès ou un terme : sculpture composée d'un buste sur un socle ; une tête couronnée de feuilles de vigne ou de laurier, avec des cornes de bouc et des oreilles de chèvre.

Hymen ou Hyménée :
Fils de Dionysos et d'Aphrodite, ou fils de Dionysos et la muse Uranie et parfois il est décrit comme le fils d'Apollon et la muse Calliope.
Ce fut le dieu qui présidait au mariage où les Athéniens l'invoquaient toujours lors de cette cérémonie.

Il était représenté sous l'aspect d'un jeune homme blond couronnée de fleurs, en particulier, les fleurs de marjolaines, mais parfois de roses ; tenant à la main droite un flambeau et de la main gauche un voile de couleur jaune (une couleur affectée aux cérémonies de mariage à Rome ; elle était la couleur du voile de la mariée). Il était représenté habillé en blanc et parfois il portait un anneau en or, des entraves aux pieds et un joug (symboles de soumission et contrainte matérielle ou morale liées au mariage), ou encore avec deux flambeaux aux mains ou à côté de lui, liés par la même flamme.

Thyiades :
Ce sont des femmes qui font semblant de délirer comme les Ménades ; elles faisaient les bacchantes sans les être réellement.

Thyrse :
Long bâton surmonté d'une pomme de pin, il est parfois entouré de feuilles de lierre ou de vigne, de grappes de raisin et de guirlandes en forme de rubans. Le thyrse est l'emblème de Dionysos.


Références :
Annie Collognat. Dictionnaire de la mythologie gréco-romaine. omnibus 2016.
Catherine Salles. La mythologie grecque et romaine. Pluriel 2013.
Histoire de la Mythologie. National Geographic France. 2012.
Philip Wikison, Neil Philip. La Mythologie ; création ; dieux ; héros ; monstres ; lieux mythiques. Edition Gründ 2008. p;55 ; 86.
Félix Guirand, Noël Schmidt. Mythes, Mythologie, Histoire et dictionnaire. Larousse 2006.
Dictionnaire de l'Antiquité. Sous la direction de Jean Leclant. Quadrige / puf. 2005.
Timothy Gantz. Mythes de la Grèce archaïque. Belin 2004.
P. Commelin. Mythologie grecque et romaine. Paris, Editions Garnier Frères. 1948.

Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : le 30 Janvier, 2020

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Paris / France