Dermatoglyphes de la main
Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : 21 Août, 2010


  • Dermatoglyphes :
    Ce sont les sillons de la peau des doigts, de la paume des mains et aussi des orteils des pieds, qui donnent les empreintes digitales et palmaires, mais du point de vue médicale, l'étude des dermatoglyphes consiste, également à l'étude des plis de flexion des doigts et de la paume de la main.
    Les dermatoglyphes sont des phénotypes, donc des caractères apparents d'un individu, correspondant à des caractères génotypiques (à des séquences d'ADN) propres à chaque individu, c'est-à-dire à son patrimoine génétique hérité des ses ascendants ce qui permet de l'identifier parmi tous les autres individus.

  • Les dermatoglyphes des doigts :
    • les plis de flexion digito-palmaires (plis de flexion des articulations métacarpo-phalangiennes) qui séparent le 1e, 2e, 3e, 4e et 5e doigts de la paume.
    • chaque doigt possède deux plis de flexion digitaux :
      • pli de flexion de l'articulation interphalangienne proximale "IPP" (entre la phalange proximale et intermédiaire des 2e, 3e, 4e et 5e doigts) ;
      • pli de flexion de l'articulation interphalangienne distale "IPD" (entre la phalange intermédiaire la phalange distale des 2e, 3e, 4e et 5e doigts).
      • Le pouce (le 1e doigt) ne possède qu'un seul pli de flexion digital correspondant au pli de flexion de l'articulation entre la phalange proximale et distale de ce doigt.
      • Dans certains, au niveau du (5e doigt, c'est-à-dire l'auriculaire), on ne retrouve qu'un seul pli de flexion digitale en raison de l'hypoplasie ou l'absence de la phalange intermédiaire de ce doigt (comme c'est le cas dans certains cas de trisomie 21).

  • Les dermatoglyphes principales de la paume de la main :
    • le pli de flexion palmaire distal (ou la courbe distale de la paume) qui s'étend du bord interne (cubital) de la paume jusqu'au deuxième espace digital (entre l'index et le médius) ;
    • le pli de flexion palmaire proximal (ou sillon proximal de la paume) qui débute au niveau du bord externe (radial) de la paume puis il transverse la paume en se dirigeant vers le milieu de son bord cubital ;
    • le pli de l'opposition du pouce (ou le sillon thénarien) qui débute au niveau du bord externe (radial) de la paume, en même temps que le pli de flexion proximal de la paume, puis il dessine un arc descendant vers le milieu la partie proximale de la paume tout en délimitant l'éminence thénar (le saillie formée sur la paume de la main par les muscles courts du pouce) ;
    • la ligne principale ou la ligne axiale, ou la ligne " T " (ou le sillon médian), c'est la ligne axiale de la paume qui se trouve au milieu de la main ; son point de départ se trouve au niveau du triradius axial (ou le point t), c'est-à-dire le point qui se trouve dans la région proximale de la paume, à la convergence du thénar, hypothénar (saillie que forment les muscles moteurs du 5e doigt à la partie interne, du côté cubital, de la paume de la main) et les crêtes de la région carpienne. ce ligne se dirige en suite vers haut et il se croise avec le pli de flexion proximal de la paume, et parfois aussi avec le pli de flexion distal de la paume.
    • le pli de flexion de l'articulation médiocarpienne et de l'articulation radiocarpienne ou les deux plis majeurs du poignet

    • Chez certains individus, le pli de flexion distal et le pli de flexion proximal fusion ensemble pour former un seul pli palmaire transverse unique (PPTU).
      Le PPTU peut se voir chez 7 % des individus euploïdes et aussi chez les individus trisomiques 21 (il est bilatéral chez 26 % des trisomiques 21, et unilatéral dans 15 % des cas).


Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : le 21 Août, 2010

 
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Paris / France