Chélidoine : fleurs


Chélidoine - feuilles


Chélidoine : fleurs et feuilles
بَقْلة الخطاطيف من فصيلة الخشخاشيات

  • La Chélidoine :
    • La chélidoine est appelé également :
      • chelidonium majus (majus = grand) ;
      • chelidinium majus ;
      • éclaire ;
      • Grand éclaire (car on pensait que les hirondelles utilisent son latex pour rendre la vue à leurs oisillons atteints d'ophtalmie et que les humains l'utilisaient pour soigner les yeux) ;
      • Herbe d'hirondelle (chelidôn = hirondelle en grec) ;
      • Herbe aux verrues ;
      • Herbe aux boucs (en raison de son odeur désagréable) ;
      • Felougne ;
      • Félongène ;
      • Sologne ;
      • Gerbe de Sainte Claire ;
      • Celandine en anglais ;

    • On rencontre dans tout l'hémisphère nord (à moins de 2000 m d'altitude).

    • En botanique :
      Plante dicotylédone herbacée, de la famille des Papavéracées (الخَشخاشيات),

    • Haute de 30 à 80 cm, peu et pas poilue, ramifiée, à grandes feuilles vertes bleutées pâles, molles et découpées en lobes et lobules réparties asymétriquement sur les feuilles et de taille et forme différentes d'une feuille à l'autre de telle sorte qu'on ne peut pas retrouver sur la plante deux feuilles identiques en taille et en forme.

    • Les fleurs sont jaune et petites ; elles mesurent de 25 à 28 mm de diamètre, à quatre sépales vite caducs et à quatre pétales jaunes profondément coupés et séparés pour former une croix. l'extrémité distale de ces pétales est de forme arrondie.

      Au centre de la fleur on retrouve de nombreuses étamines (filets et antres) de couleur jaune, réparties autour d'un seul pistil à style plus long que les étamines, de couleur verte et surmonté d'un petit stigmate blanc.

      Au cours du développement de la fleur, il ne restera que le pistil qui se transforme en une silique allongée de 3 à 4 cm de long et 3 mm de large, sans cloison transversale et remplie de petites graines de 1 à 1,5 mm de grand axe, brunes foncées, voire noires à la maturité ; chaque graine possède un appendice (pédicule) blanc sous forme de virgule attaché à son ombilic. Cet appendice fonctionne comme un ressort facilitant le déplacement de la graine par des sauts.

    • La floraison a lieu d'avril à septembre.

    • Biochimie :
    • La chélidoine contient un latex jaune orangé (le suc de la plante) corrosif pouvant être mis en évidence par la simple cassure de la tige.

    • Les propriétés médicinales (que je ne cite pas dans cet article) et la toxicité de la chélidoine sont liées à des principes chimiques contenus dans la plante, surtout dans la partie souterraine et dans le suc.
      Ces principes actifs sont en particuliers des alcaloïdes dont :

      • La chélidonine et l'homochélidonine (avec ses trois formes chimiques) :
        • la chélidonine est faiblement toxiques ; sédative et non narcotique ; excitant l'estomac et paralyse (comme la cocaïne) les terminaisons nerveuses moteurs et sensitives ;
        • l'une des homochélidonine agit comme la chélidonine et une autre est un convulsivant, paralysant les centres nerveux et possédant une action anesthésique locale prononcée.

      • La chélérythrine : fortement toxique et irritante ; c'est le principe actif du suc de la plante qui lui donne généralement ses propriétés médicinales et sa toxicité.
        La chélérythrine provoque la diarrhée, les vomissements et paralyse des centres vasomoteurs et affaiblit des réflexes musculaires ; dans des stades avancés elle provoque une hyperpéristaltisme et augmente la sécrétion salivaire.
        Sur le site d'application elle provoque d'abord l'excitation puis la paralysie des nerfs sensitifs.

      • La sanguinarine : fortement toxique et irritante.

      • La protopine (ou maclévine) et l'allokryptopine : ce sont des narcotiques et des anesthésiants (comme la morphine).

      • La berbérine identifiée par J. Gadamer avec la chélidoxanthine (un colorant).

      • La coptisine.

      • La chélidoine renferme également de :
        • la spartéine ;
        • des matières mucilagineuses, résineuses et pectiques ;
        • de l'acide chélidonique et d'autres acides organiques ;
        • des sels minéraux ;
        • des phosphates de calcium ;
        • de magnésie ;
        • de l'ammoniaque.
        • Une substance de nature inconnue agissant sur le cœur ;
        • d'autres substances hypoglycémiantes.

  • La chélidoine à haute dose est toxique :.:
    • Une haute dose, par voie orale du suc de chélidoine ou extrait de la plante fraîche est un poison mortel.

    • L'empoisonnement se manifeste par : d'abord un effet corrosif sur les organes digestifs provoquant une vive inflammation par contact provoquant la formation des cloques dans la bouche, démangeaisons et brûlures à la gorge, nausées, vomissements, gastro-entérite avec des douleurs abdominales et diarrhées sanguinolentes, dysurie, pollakiurie et hématurie, vertiges, engourdissement, céphalée, troubles neurologiques avec délire, hallucinations, œdème pulmonaire et mort par asphyxie.

    • Les chèvres, apparemment consomment bien la chélidoine sans problème notable, mais une dose de 60 à 90 g d'extrait de la plante suffit à tuer un chien.

    • Les fourmis apprécient beaucoup les graines de la plante et participent à sa dissémination dans la nature en déplaçant ses graines d'un endroit à un autre.

Références :
dictionnaire numérique Cordial
Paul-Victro Fournier. Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. omnibus 2010.
Gérard Debuigne, François Couplan. Le petit LAROUSSE des plante qui guérissent. Larousse 2006.
Botanica : Encyclopédie de botanique et d'horticulture. Könemann. 2003.

Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : le 01 Mai, 2015

aly-abbara.com
Paris / France