Les probiotiques

  • Définition de l'OMS :
    Ce sont des micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont administrés en quantité adéquate, produisent un bénéfice pour la santé de l'hôte.

  • Les probiotiques doivent répondre à six caractéristiques physiologiques :
    1. Innocuité totale : un probiotique ne doit pas être nocif pour l'organisme et ne doit présenter aucun risque pour la santé.
    2. Origine humaine : les souches bactériennes entrant dans la composition d'un probiotique sont des bactéries habituellement retrouvées dans la flore intestinale de l'homme.
    3. Survie au cours du transit digestif : les micro-organismes probiotiques doivent être capables de survivre jusqu'à leur arrivée dans l'intestin où ils exerceront leurs effets bénéfiques sur la flore intestinale. Ils doivent donc présenter une résistance naturelle élevée à l'attaque gastrique acide et aux sels biliaires.
    4. Activité antimicrobienne : pour jouer son rôle d'amélioration de l'écosystème intestinal, un bon probiotique doit être capable d'inhiber localement le développement des germes indésirables.
    5. Capacité à s'établir dans la flore endogène et survie dans l'écosystème intestinal : il est important que les probiotiques puissent s'adhérer aux cellules ou au mucus de la paroi intestinale même de façon transitoire :
      1. d'une part pour faciliter la colonisation du tube digestif
      2. d'autre part pour obtenir un effet barrière optimal contre l'invasion de la muqueuse intestinale par des bactéries pathogènes.
    6. Propriétés technologiques : viabilité et stabilité des micro-organismes. Un probiotique doit survivre aux différentes conditions de stockage et de conservation.

  • Les principales souches probiotiques :
    La plupart des souches utilisées sont des lactobacilles et bifidobactéries : Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus casei ; Bifidobacterium longum, bifidum...

    2 souches de probiotiques ayant un tropisme vaginal après une administration orale et capables de coloniser la cavité vaginale et inhiber le développement des germes pathogènes lorsqu'elles sont administrées par voie orale. Il s'agit de deux souches de lactobacilles connues sous le nom de Lactobacillus rhamnosus GR-1 et Lactobacillus reuteri RC-14. Ces deux souches sont capables de survivre au passage intestinal et ont la capacité de migrer vers le tractus génital après une prise orale. (une prise par jour pendant un mois d'une gélule contenant 109 L. rhamnosus GR1 et L. reuteri RC-14).

    Ce traitement :
    • favorise la multiplication des lactobacilles de la flore vaginale avec la réduction de la prolifération des levures et des germes coliformes chez 94 % des femmes ;
    • et une prise par jour d'une gélule pendant deux mois aide à traiter les vaginoses bactériennes et restaure la flore vaginale lactobacillaire.

    Texte extrait de : Bohbot Jean-Marc (Institut Alfred-Fournier Paris) : données scientifiques publiées par Laboratoire MERC - août 2006.


Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : 6 juillet, 2008


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