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Fleur de Lis blanc du Japon à corolle tournée en dehors
زهرة الزَنْبق الأبيض اليابانية ذات التويج الملتف نحو الخارج
Synonymes : lilium ; lys


Lis (lys ; lilium) ; substantif masculin.

  • Plante ornementale de la famille des liliacées (الزنبقيات) ; monocotylédone ; à bulbe (oignon - بصلة) à caïeu (bourgeon - بُرْعُم - supplémentaire se développant sur un bulbe) ; à tige (ساق) droite ; aux feuilles (أوراق) lancéolées, étroites, allongées, un peu ondulées et aiguës vivaces (restent vers pendant l'hiver), disposées de façon éparse sur le tige (à l'exception du Lis martagon où elles sont disposées par des groupes de 5 à 10 feuilles).

    Les fleurs sont grandes et campanulées (en forme de cloche - جرس), mais dans certaines variétés, les pétales et les sépales de la fleurs sont complètement roulés en dehors. Les fleurs peuvent être solitaires ou en grappe jusqu'à six bouquets terminaux ; elles peuvent être dressées, penchées ou pendantes, de couleur blanche pure (Lis blanc), mais en vérité, il existe de nombreuses variétés : Lis jaune (doré ; Lilium croceum), Lis orange, Lis rouge...

    La plus part des Lis fleurissent en été.

    Le terme français "Lis" (et "Lys"), vient du mot latin " Lilium " qui désigne le " Lis blanc ". En hébreu, on nommait cette plante " Schuschan " qui est à l'origine du prénom féminin " Suzanne ".
    En Arabe cette plante prend le nom de "Zanbaq - زنبق ". En Anglais " Lily " ; en Allemand " Lilie " et en Italien " Giglio ".

    A différencier les Lis (les liliums) des " Lis de mai ", connu aussi sous le nom du " Lis des vallées " qui correspond au " Muguet - زنبق الوادي " caractérisée par ses fleurs blanches sous forme de clochettes, agitées au moindre souffle, répandent une odeur délicieuse.

  • Anatomie d'une fleur de Lis :
    La fleur de lis est composée de :
    • Une corolle (تُوَيْج) est constituée de trois pétales (تَوَيْجِية ـ بَتَلَة ـ ورقة تويج الزهرة) (premier plan).

    • Un calice (كأس) constituée de trois sépales (سَبَلة ـ ورقة كأسية) (deuxième plan).
      • L'ensemble des pétales et des sépales forme le tépale.

    • L'organe reproducteur femelle est composé d'un d'un ovaire (supère - مِبيض) qui s'attache au sommet du pédoncule (عُنق ـ مِعلاق) floral (la partie intermédiaire qui se trouve entre la fleur et sa tige), à la base centrale de la fleur et se prolonge par un pistil (مِدَقَة ـ وَزيم) très long formé du style (مِرْوَد) surmonté de la stigmate - سِمَة ـ مَيْسَم (le récepteur de pollen).

    • Le système mâle producteur de pollen (الطلع ـ حب الطلع) est composé de six étamines (سَداة) , chacune est composés d'un filet (خُوَيْط ـ خَيط المِئْبر) prenant naissance de la base centrale de la fleur, puis l'anthère (مِئْبَر ـ مِتَك ـ مِئْبار) dans laquelle se forme le pollen.

      L'anthère est attachée à son milieu à l'extrémité distale du filet par une sorte d'articulation lui permettant de pivoter, sous l'effet du vent et le poids des insectes, sur un plan vertical et latéral.
      Ces anthères finissent souvent par se détacher de leurs filets, cela explique l'observation de fleurs de lis sans anthères.

  • Le Lis blanc :
    (lilium candidum ou Lis commun ; Lis de Vierge ; Lis virginal ; Lis de la Madone ; Lis de Saint Antoine ; Rose de Junon ou Héra) est originaire du Moyen-Orient (Syrie et Liban...) où il existait et existe à l'état sauvage.
    Le Lis blanc est la plus ancienne plante d'ornement cultivée dans le monde.

  • Les fleurs de Lis blanc dégagent un parfum suave (d'une grande douceur, exquis) entêtant, pénétrant trop prononcé qui communique facilement (se mélange) à l'alcool, à l'huile et à l'eau permettant de l'utiliser en parfumerie.
    Ce parfum se répand des fleurs surtout le soir, car elles sont habituellement pollinisées par l'intermédiaire des grands papillons de nuit, attirés par leur blancheur.
    Les Égyptiens, savaient déjà, au Vème siècle av. J.-C. extraire l'huile essentielle des fleurs de Lis par expression.

    Le parfum des fleurs de Lis, dans un milieu confiné et fermé, peut entrainer, chez certaines personnes prédisposées, des effets secondaires : manifestations nerveuses, céphalée, vertige, syncope (malaise) et parfois une issue mortelle d'où la recommandation de ne pas garder ces fleurs dans la chambre à coucher la nuit et à défaut, laisser les fenêtres ouvertes.

    Les fleurs contiennent certaines substances chimiques de la familles des flavonoïdes et une essence aromatique riche en vanilline. Dans le bulbe on trouve des hydrates de carbone, du mucilage, des phytostérols et des saponosides ; il renferme aussi la scilline, une substance mal définie, qui peut être, d'après certains auteurs, de la famille des alcaloïdes ; des stérinoplaste sous deux formes, anthocyanine et oxydase sont trouvées aussi.

    Il s'agit autrefois d'une plante médicinale possédant quelques propriétés thérapeutiques :
    • Usages internes anciens (abandonnés) : antitussif et calmant des affections nerveuses. Les bulbes (oignons) ont été utilisés, desséchés, comme diurétiques et expectorants.

    • Usages externes :
      • Les bulbes (oignons), cuits sous la cendre ou dans le lait et appliquée en cataplasme comme émollient afin de faire mûrir et adoucir les abcès, les furoncles, les panaris, les anthrax, les engelures, les plaies enflammées, les brûlures et les tumeurs inflammatoires.
      • Les pétales, macérés dans l'alcool, en application locale sur les blessures, possèdent des propriétés antiseptiques et aident à la cicatrisation ; ils aident aussi à la maturation des lésions inflammatoires des tissus cutanés et sous cutanés (les abcès, les furoncles et les panaris...).
      • Les pétales, macérés dans l'huile (un litre de fleurs pour 2 litres d'huile), possèdent une action antalgique et cicatrisant (brûlures légères ; gerçures et crevasses des mamelon).
        L'huile de macération est utilisée localement comme calmant des maux d'oreille.
      • Les anthères sont le siège de l'arôme de la fleur de Lis ; leur pollen possède apparemment un effet antispasmodique et emménagogue (qui provoque ou régularise la menstruation).

  • Lis jaune :
    (lilium croceum, Lis safran, Lis orangé, Lis éclatant ; Lilium bulbille)
    Le fleur des cette variété de Lis qu'on trouve dans le Jura, les Alpes en Corse et dans d'autres contrées du monde, sa couleur vire du jaune safran au jaune orange. Parfois certaines fleurs sont unisexuées.

  • Lis martagon :
    (Lis de Catherine, Petit Lis du calvaire ; Lis turban commun) :
    Cette plante est largement répandue en Europe, dans le nord de l'Asie Mineure et l'est jusqu’en Mongolie.
    Les fleurs de cette variété de Lis sont malodorantes, pendantes, de couleur de blanc crème au rose violacé, à bordeaux foncé ou rouge acajou ; le pétales sont piquetés de pourpre ; il sont roulés en dehors ; les feuilles sont disposés par groupes de 5 à 10 d'espace en espace.

    Les soldats aux XV et XVI siècles portaient le bulbe de cette plante en guise de porte-bonheur durant les batailles.
    Le Lis martagon possède à peu près les mêmes propriétés médicinales du Lis blanc.

  • Certaines d'autres variétés de Lilium :
    • Lilium auratum (Lis impérial) :
      Fleurs penchées, de 20 à 25 cm de diamètre, à pétales blancs ornés d'une rayure jaune (parfois rouge).

    • Lilium aurelianeuse : Lis hybride

    • Lilium canadense (Lis du Canada) :
      Lis d'Amérique du Nord, à fleurs de 8 à 10 cm de diamètre, de couleur jaune citron moucheté de taches bordeaux.

    • Lilium lancifolium (lilium tigrinum ; Lis tigré) :
      Répandue au Japon, en Corée et dans l'est de la Chine.
      La plante est d'environ 120 cm de hauteur. Les fleurs son pendantes, les pétales sont roulés en dehors et de couleur orange intense ponctué de pourpre (rouge foncé tirant sur le violet).

    • Lilium longiflorum (Lis à longues fleurs) :
      Répandu dans les îles du sud du Japon. Il s'agit Lis blanc pur, donnant des fleurs tubulaires, fuselées de 15 à 20 cm de longueur. La plante de 1.2 mètre de longueur, portes sur son tige des feuilles de 20 cm de long pour 2,5 cm de largeur.

  • Symbolisme des fleurs de lis :
    • Le lis blanc est souvent (lilium candidum ou Lis commun ; Lis de Vierge ; Lis de la Madone) est utilisé dans littérature comme le symbole de la belle blancheur de la peau (Par comparaison Elle était blanche plus qu'aucune des filles d'Égypte, blanche comme le lait, comme le lis (THÉOPHILE GAUTIER , Le Roman de la momie,1858, page 275). Voir albâtre exemple 39).
    • Le lis rouge est utilisé pour décrire la rougeur des joues et du front, des lèvre et des seins.
    • Le Lis blanc est également le symbole de pureté, de naïveté, d'innocence, de chasteté féminine (Lis virginal ; Lys vierge), et d'honnêteté.
    • La représentation stylisée et schématisée de la fleur de Lis dorée est utilisée en France comme un symbole de royauté : blason, tapisserie, drapeau, ornés de fleurs de lis d'or. Écu de Saint Louis, semé de fleurs de lys d'or.
    • Le royaume de France fut décrit comme le royaume des lis, le trône des lis, les lis ; lis de France.
    • Symbole héraldique : la composition héraldique sur un fond bleu d'azur formée de trois fleurs de lis stylisées et unies et parfois surmontées d'une couronne royale est l'emblème de la royauté en France.
    • Siéger sur les fleurs de lis, sur les lis =.siéger dans une cour supérieure.
    • Sous l'Ancien Régime, marque au fer rouge en forme de lis qui était appliquée sur l'épaule de certains condamnés. Le roi, pour exprimer son estime particulière à une personne, il la fait blasonner d'une fleur de lis à l'épaule (Nous montrons à qui veut les voir nos tours fort drôles, Nos trucs, nos fleurs de lys, parfois sur nos épaules (VICTOR HUGO , Toute la lyre, tome 2, 1885, page 200)).
    • Lis rouge est l'emblème de de la ville de Florence.

  • Mythologie :
    • Zeus met au sein de son épouse légitime d'Héra, son fils Héraclès afin que cette dernière accepte cet enfant illégitime avec l'humaine Alcamène. Héraclès tète si goulûment qu'une partie du lait d'Héra gicle et forme dans le ciel la Voie lactée, puis des gouttes du lait divin tombent sur la terre et font naître les Lis blanc.

      Aphrodite, jalouse de l'image de la pureté et de la virginité que cette fleur inspire aux dieux et aux humains, elle décide de la déformer en faisant pousser dans son milieu un long et gros pistil évoquant le pénis en érection d'un baudet (âne mâle).
 
Références :
dictionnaire numérique Cordial
Paul-Victro Fournier. Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. omnibus 2010.
Gérard Debuigne, François Couplan. Le petit LAROUSSE des plante qui guérissent. Larousse 2006.
Botanica : Encyclopédie de botanique et d'horticulture. Könemann. 2003.

Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : le 3 Septembre, 2014

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