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Japon : les ustensiles nécessaires à l'accomplissement de la cérémonie du thé

Maison du thé - Shizuoka - Japon

Le texte suivant sur la cérémonie du thé est extrait de :
Louis FREDERIC. "Le Japon ; dictionnare et civilisation "
Editeur : Robert Laffont, S.A., Paris1996 puis 2010. p:128-129.
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La cérémonie du thé " Chanoyu " (CHA no YU = Eau du Thé) = Satô ou Chadô :

Le thé utilisé pour ce chanoyu est du thé vert en poudre (matcha) que l'on fait mousser dans le bol, le meilleur cru étant toujours constitué par la première récolte de l'année des champs d'Uji (ou Uji-cha).

La cérémonie elle-même se décompose en plusieurs étapes. Tout d'abord l'attente dans le jardin intérieur après s'être purifié avec l'eau du chôzubachi, et s'être reposé quelques instants sur le banc de pierre ou de bois prévu à cet effet, appelé koshikake machiai.

L'hôte (chasen ou chajin) remplit le bassin, se purifie et invite les invités à en faire autant. Puis il entre dans le chashitsu pour se préparer, bientôt suivi par les autres, qui doivent s'accroupir en signe d'humilité, pour passer par la nijiriguchi (porte basse).

L'hôte salue alors le tokonoma où se trouve placé un kakemono et un vase de fleurs puis prend sa place près du foyer carré tandis que les invités s'assoient face au tokonoma.
L'hôte alors leur sert un repas léger (kaiseki) qu'il a préparé dans la pièce attenante (mizuya) accompagné de sake et de légumes en saumure (kônomono). Puis, cette collation terminée, l'hôte allume le feu de charbon de bois, se servant d'instruments spécifiques, et fait bouillir l'eau du thé : c'est la première cérémonie, appelée sumi-demae.

La deuxième partie consiste en l'offrande aux invités d'un gâteau sucré. Une fois celui-ci mangé en utilisant des piques de bambou, les invités quittent le chashitsu pour aller dans le jardin se reposer et se laver de nouveau la bouche et les mains. Cette partie appelée omogashi est suivie d'une « seconde entrée » (goiri) des invités qui reprennent leur place tandis que le maître de thé s'affaire à préparer le matcha (aussi appelé koicha) pour chacun d'eux. Puis c'est la présentation du thé (koicha-demae).

L'hôte verse l'eau chaude sur la poudre de thé dans chaque bol, mélange avec une petite palette (hishaku), et le fait mousser avec un fouet en bambou (chashaku), puis tend à chaque invité, tour à tour, le bol (chawan) de thé mousseux. On attend de l'invité qu'il élève le bol à hauteur de ses yeux et qu'il le fasse tourner afin de pouvoir l'admirer sous toutes ses faces. L'invité boit alors le thé, à petites gorgées, lentement : c'est le itadakikata. Puis il passe le bol à son voisin, qui fait de même. Le dernier invité ayant bu, le maître de thé recommence la cérémonie.

Enfin vient le moment où, chacun ayant bu et s'étant extasié sur la beauté du bol et l'excellence du thé, on examine les divers ustensiles qui ont servi à sa préparation : c'est le dôgu no haiken. Les invités peuvent alors se relaxer un moment et même fumer. On leur offre d'autres petites confiseries (higashi).

Puis le maître de thé, après avoir été remercié par un salut, sert un thé léger (usucha) cependant que les participants continuent d'examiner les autres ustensiles.

L'hôte sort alors dans le jardin, salue profondément ses invités qui lui retournent sa courtoisie, et tous quittent la cérémonie. Il est de coutume que les invités, le lendemain de ce rite compliqué, aillent remercier leur hôte de la veille.



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Paris / France