Hercu1e - Héraclès
Les 12 travaux
Auteur : Dr Robert Loire - Professeur d'Anatomo-Pathologie - Lyon - France


1. Combat contre le lion de Némée

Monstre redoutable, fruit des amours d’Echnida la Vipère et d’Orthros (son propre fils !) comme le Sphinx de Thèbes (alors qu’eurent pour père Typhon avec la même Echnida : le chien Cerbère, Méduse, Chimère, le dit   chien bicéphale Orthros, l’Hydre de Lerne, le dragon Ladon et l’aigle dévorant Prométhée) la bête terrorisait la vallée de Némée. Quasi invulnérable du fait de la résistance de sa peau, il résista aux flèches et à la massue d’Héraclès qui dut l’étrangler à mains nues. Bouchant l’une des deux entrées de sa tanière, Héraclès le saisit par derrière, évitant ses griffes. Puis il l’écorcha (en utilisant les griffes de la bête qui seules pouvaient couper cette indestructible peau) et se revêtit de sa dépouille, s’en faisant une armure qu’aucune flèche ne pouvait transpercer,  utilisant la tête du lion comme casque. Il traîna la dépouille du monstre à Mycènes, pour la montrer à Eurysthée. Ce dernier, pris de panique, ordonna au héros de ne pas franchir les murs de la ville, et se fit construire une jarre de bronze sous ses fenêtres afin de s’y abriter d’éventuelles colères d’Héraclès. Zeus transposa le Lion en une constellation, en souvenir de son fils.

2. Combat contre l’Hydre de Lerne

Elevé par Héra en vue de ses sinistres projets, ce monstre à corps de chien et aux neuf têtes de serpent venimeux ravageait les marais du pays de Lerne, près d’Argos. Héraclès coupa d’un seul coup d’épée toutes les têtes à l’haleine létale et enterra celle qui était immortelle sous un énorme bloc de rocher. Dans une autre version, à la place de chaque tête coupée, deux autres repoussaient ; Ialos, qui accompagnait Héraclès, eut l’idée de brûler les plaies avec un brandon incandescent, ce qui empêchait la régénérescence. Héraclès écrasa pendant son attaque l’écrevisse géante Carcinos, qu’Héra l'envoya  mordre au talon : ainsi naquit la constellation du Cancer. Il profita du combat pour accentuer sa puissance : il trempa ses flèches dans le sang de l’Hydre, ce qui les rendait mortelles pour toute cible atteinte. Ulysse se servit de ces flèches, subtilisées à leur dépositaire Philoctète, pour la prise de Troie. La flèche qui plus tard blessa le centaure Nessus contamina son sang, le transforma en un poison mortel, ce qui causera la mort d’Héraclès après que Déjanire en eut imprégné la tunique du héros, croyant à un philtre d’amour qui le lui ramènerait. 

3. Capture du sanglier d’Erymanthe

Héraclès avait reçu d’Eurystée l’ordre de capturer seul puis de lui ramener sans le tuer

cet animal énorme qui vivait sur  le mont Erymanthe en Arcadie. La poursuite dura de longs mois au cours desquels le héros reçut l’hospitalité du bon centaure Pholos, mais entra en lutte avec ses congénères attirés par l’odeur du vin, leur boisson favorite, dont on venait de déboucher une jarre. Les flèches d’Héraclès enduites du sang de l’Hydre ne leur laissèrent aucune chance. Trop curieux, Pholos se piqua en examinant les flèches et mourut. Le sage et immortel centaure Chiron, blessé lui aussi par accident, sujet à d’atroces souffrances, offrit son immortalité à Prométhée et pu ainsi accéder au repos. Héraclès repris la traque du sanglier, dont il retrouva les traces dans une épaisse couche de neige où il fit courir la bête qui s’épuisa, ce qui lui permit de la capturer dans un filet. Il la ramena sur ses épaules à Eurystée. Effrayé par la taille du gibier, qu’Héraclès avait pourtant laissé aux portes de la ville comme il en avait reçu l’ordre, Eurystée se cacha en plongeant dans son urne en bronze.

4. Prise de la biche aux pieds d’airain de Cérynie

Cette biche magique, aux bois d’or et sabots d’airain, farouche et insaisissable par la rapidité de sa course, avait échappé à l’attelage de la déesse Artémis et fut amenée par Héra sur le mont Cérynie. Héraclès devait la capturer seul, vivante et indemne. Il la poursuivit une année durant, puis fit preuve de ruse et parvint à la fatiguer. Pendant son sommeil, il immobilisa la bête  d’une de ses flèches sans faire couler le sang, en visant une zone avasculaire entre l’os et le tendon d’une patte arrière. Il la chargea sur ses épaules et la ramena vivante à Eurystée, puis relâcha immédiatement l’animal sacré comme il l’avait promis à Artémis.

5. Destruction des oiseaux du lac Stymphale

Immenses volatiles consacrés à Arès, ayant une morphologie d’ibis aux serres et becs d’airain, à  la pointe des ailes  en cuivre,  nombreux à obscurcir le ciel, ces oiseaux se nourrissaient de chair humaine et semaient la terreur autour du lac Stymphale, en Arcadie. Leurs abondantes fientes pestilentielles détruisaient les cultures ce qui  amenait la famine. Cachés dans les frondaisons des marécages qui entouraient le lac, les oiseaux restaient cachés et inaccessibles. Athéna offrit à Héraclès des crotales de bronze, ancêtres des castagnettes, forgées par Héphaïstos (remplacées selon les fictions par des cymbales ou une crécelle), dont le bruit effraya les oiseaux qui s’envolèrent, si bien que le héros réussit à les  abattre de ses flèches. Quelques survivants allèrent se réfugier sur l’île d’Arès en Mer Noire. On peut assimiler ces oiseaux maléfiques aux Harpies, à l’oiseau pique-cervelle des histoires arabes du Sahara, voire aux grands cormorans norvégiens destructeurs des poissons des étangs des Dombes !

6. Nettoyage des  écuries d’Augias

Héraclès tira gloire de ses cinq premiers travaux qui réclamaient force et bravoure. Eurysthée lui en imposa un sixième beaucoup plus humiliant : nettoyer en un seul jour les immenses écuries qu’Augias, roi d’Elide, laissait envahir par le fumier des chevaux offerts par son père le soleil Hélios, crottin qui en revanche manquait à la fertilisation des champs. Héraclès  détourna le cours de deux fleuves, l’Alphée (fils du titan Océan et de la titanide Téthys) et le Pénée, après avoir ouvert des brèches d’entrée et de sortie dans les murs des écuries : l’eau s’engouffra et évacua en un instant les déchets. C’est ce dieu-fleuve Alphée qui, sortant de son lit pour l’y entraîner, pourchassa la belle nymphe Aréthuse. Le roi avait promis pour récompense le dixième de son bétail, mais il refusa de tenir son engagement, allant jusqu’à bannir Héraclès et son propre fils Phyléos qui prenait sa défense. Bien longtemps après, Héraclès le tua, ainsi que tous ses fils sauf Phyléos qui avait eu le courage de témoigner en sa faveur. L’expédition contre Augias tourna mal au début : les deux Molinides Eurytos et Ctéatos, fils de Poséidon, blessèrent à mort le demi-jumeau Iphiclès. Sur le chemin des troisièmes Jeux Isthmiques, Héraclès leur tendit une embuscade, les tua, puis alla se débarrasser d’Augias, mettant Phyléos sur son trône. Phyléos offrit au héros de vastes terrains au bord du Pénée, sur lesquels il éleva un temple dédié à son père Zeus et construisit un stade où il créa les Jeux Olympiques. Coluche résuma d’une formule dont il avait le secret ce que pense le public : « Pauvre France, ton incurie attend encore son Augias »…Ce sixième exploit fut le dernier travail accompli dans le Péloponnèse, plus précisément en Arcadie, région de hautes plaines assez fertiles, dont la Renaissance puis le Grand Siècle et le Siècle des Lumières feront une sorte de paradis terrestre. Héraclès devra ensuite voyager au loin, parfois aux limites du monde,  dépassant la  Méditerranée, pour accomplir sa tâche.

7. Capture du taureau de Crète

Poséidon avait rendu furieux un magnifique taureau blanc, offert à Minos pour qu’il prouve sa légitimité royale sur l’île, mais que le roi de Crète avait ensuite refusé de  sacrifier  au dieu de la mer. Le taureau dévastait les récoltes de l’île et menaçait les habitants de famine. Il engendra le Minotaure (tué plus tard par Thésée) avec la reine Pasiphaé, qui pour copuler aisément s’était placée dans une vache de bois construite par Dédale. Le héros réussit à saisir la bête par les cornes, à la faire tomber à genoux avant de l’entraver, de la charger sur ses épaules  et de l’apporter sans dommage à Eurystée, en Argolide, en Grèce. Là, le taureau fut offert à Héra qui lui rendit la liberté ; il gagna la plaine de Marathon en Attique en causant moult dégâts.  Finalement il fut capturé  par Thésée qui le sacrifia à Athéna.

8. Capture des juments (cavales) de Diomède en Thrace

Aidé de son compagnon Abdéros, Héraclès fut chargé par Eurysthée de s’emparer des cavales aux mâchoires de cuivre de Diomède, roi des Bistones et fils d’Arès, qui les nourrissait de la chair humaine des voyageurs égarés sur ses terres. Chemin faisant, Héraclès s’arrêta chez le roi Admète, l’un des argonautes, dont l’épouse Alceste venait de mourir. Il  n’hésita pas a descendre la rechercher aux Enfers (sa première descente), à disputer sa proie à Thanatos. Il rendit à son époux Admète la méritante défunte Alceste (alors qu’Apollon avait échangé aux Destins Admète mort contre sa femme, ressuscitant le mari : que de complications !). Arrivé aux écuries, il mata les cavales rétives de coups de sa massue, et les entraîna au bateau. Mais l’alerte avait été donnée.  Diomède et ses troupes arrivèrent dans la plaine du rivage. Voyant leur nombre, Héraclès inonda la plaine en creusant un canal jusqu’à la mer. Au cours du combat, Diomède fut tué par le héros qui alla jeter sa dépouille aux chevaux carnivores. Mais, horreur, ceux-ci avaient piétiné et dévoré le malheureux Abdéros laissé à leur garde. Apaisés et repus, les animaux furent ramenés à Mycènes attelés au char du héros. Ensuite les chevaux furent selon les récits soit livrés aux bêtes féroces sur le mont Olympe, soit consacrés à Héra.

9. Prise de la ceinture d’Hippolyté, reine des Amazones

Cette ceinture magique, emblème du pouvoir des femmes guerrières, cadeau d’Arès son père, ornait la robuste taille de la reine Hippolyté qui régnait à l’est sur les pentes du Caucase ou les plaines du Danube. Eurysthée voulait donner cette ceinture à sa capricieuse fille Admèté qui la convoitait : il envoya donc Héraclès s’en emparer. On fit route par l’Hellespont, le Bosphore et le Pont Euxin. En chemin, deux soldats furent massacrés par les troupes du roi Minos, qui les remplaça par deux de ses petits-fils pour éteindre la fureur d’Héraclès. Ce dernier défit aussi les Bébryces au profit de Lycos, roi des Mariandynes. Héraclès, d’abord bien accueilli par la souveraine séduite qui se laissa facilement prendre avec sa ceinture, dut finalement la capturer (ou la tuer) pour garder le précieux objet, à la suite d’une querelle fomentée par Héra déguisée en Amazone. Il aurait été aidé pour cette expédition par Thésée, et lui aurait donné Antiope captive (considérée dans cette version comme la sœur de la reine Hippolyté) mais amoureuse. Une autre version place plus tardivement la venue de Thésée : amoureux d’Antiope, il l’aurait enlevée, ramenée à Athènes où vinrent en guerre les Amazones, qui avaient traversé le Bosphore pour récupérer leur reine ; celle-ci mourra alors, soit tuée par l’Amazone Molpadia, soit sacrifiée par Thésée qui lui préféra Phèdre, une fille de Minos. Pendant son voyage de retour, Héraclès délivra Hésioné, sur le point d’être dévorée par un monstre marin envoyé par Poséidon. Mais le père de la jeune fille, Laomédon (mari de Leucippé), roi de Troie, refusa de lui donner les deux juments immortelles promises pour cet exploit. Héraclès jura de se venger, ce qu’il fit après ses travaux, prenant Troie (première de ses trois prises de la ville) et tuant Laomédon et sa progéniture, épargnant seulement Priam et Hésioné, qu’il donna à son compagnon Télamon.

10. Capture des bœufs de Géryon

Le monstre géant à trois têtes et six  bras Géryon, frère d’Echnida, demeurait dans les pays de l’Ouest, au-delà des limites connues de la terre, près des Enfers. Ses bœufs devaient leur éclat à leur régime exclusif de chair humaine (on pense à l’ESB de la vache folle nourrie de farines animales !). Héraclès partit en expédition. Accablé par la chaleur dans le désert de Lybie, le héros menaça Hélios de ses flèches. Pour l’apaiser, le Soleil lui prêta un anneau d’or qui permettait de franchir l’Océan sur la coupe qu’il empruntait lui-même chaque soir pour gagner son palais en Occident. Héraclès franchit le détroit mer-océan, y élevant les deux colonnes Calpé et Abyla (rochers de Gibraltar et de Ceuta) pour laisser trace de son passage. Il dut encore menacer Océan de ses flèches afin qu’il calme les vagues déchaînées. Il tua alors Géryon d’une flèche empoisonnée par le sang de l’Hydre de Lerne après avoir assommé de sa massue les autres gardiens du troupeau (le chien à deux têtes Orthros, le laid géant berger Eurytion,  un dragon à sept têtes) et s’empara du bétail. Deux pins pleurant des larmes de sang poussèrent sur le tombeau de Géryon. Héraclès revint par les terres : la Gaule, l’Italie et la Trace, jusqu’au territoire d’Eurystée qui sacrifia tous les animaux à Héra.Pendant le voyage de retour qui eut lieu par la rive nord de la Méditerranée, il traversa avec son troupeau l’Aventin, région désertée depuis qu’y sévissait le Géant Cacus, fils tricéphale de Vulcain. Cacus vola quelques bœufs alors qu’Héraclès dormait et les entraîna dans sa grotte en les faisant progresser à reculons sur de la paille afin qu’ils ne laissent pas de trace. Mais le géant fut trahi par sa laide sœur Caca, qu’il avait l’habitude de maltraiter et qu’impressionnèrent les attributs du héros. Hercule surprit Cacus et parvint à l’écarteler à mains nues malgré les flammes sortant de ses trois bouches. Auparavant, il avait déjà trucidé deux fils de Poséidon (Iabelion et Dercynos) ainsi que le roi Eryx qui en voulaient à ses bêtes et l’avait défié à la lutte. Héra, toujours mauvaise, envoya des taons qui piquèrent et dispersèrent les animaux en Trace ; quelques-uns uns furent perdus et retournèrent à l’état sauvage. 

11. Les pommes d’or du jardin des Hespérides

Ces fruits merveilleux, poussant sur l’arbre offert par Gaia à Héra lors de son mariage avec Zeus, étaient gardés par le dragon immortel aux cent têtes Ladon (fils de Typhon et d’Echnida) et par les Hespérides, filles de la Nuit et ravissantes nymphes du Couchant, dans un jardin enchanté où coulait l’ambroisie, boisson des dieux, situé en Extrême – Occident (plutôt que chez les Hyperboréens). Les Nymphes  du fleuve Eridan, en Illyrie, conseillèrent tout d’abord au héros de consulter Nérée sur la route à suivre ; après avoir essayé de fuir en se transformant en animal, le Vieillard de la Mer dompté lui donna des conseils pour circonvenir le géant Atlas, pères des Hespérides. Héraclès délivra en chemin Prométhée enchaîné dans le Caucase et supplicié selon la volonté de Zeus par un aigle qui dévorait son foie sans cesse régénéré : Prométhée lui conseilla de faire cueillir les trois pommes d’or par son frère le géant Atlas. Héraclès étouffa en Libye le géant Antée, fils de Poséidon et de Gaïa, en le serrant sur sa poitrine  et en le soulevant si bien que ses pieds n’avaient plus accès à la source tellurique de sa force, alors que par deux fois le géant s’était relevé après des assauts perdus ; se nourrissant de lions, Antée avait promis à son père de lui élever un temple fait de crânes humains. Après avoir tué le dragon Ladon (grâce à une flèche autrefois trempée dans le sang de sa sœur, l’Hydre de Lerne), Héraclès prit provisoirement la place d’Atlas, père des Hespérides, qui soutenait le poids du monde : il  le soulagerait à condition qu’Atlas lui rapporta les pommes. Le géant revint avec les fruits, mais refusa de reprendre son fardeau. Héraclès parvint rendre le globe au naïf «pour un instant », sous prétexte d’interposer un coussin confortable entre la Terre et ses épaules. Puis il s’enfuit avec les fruits. Eurystée rendit les pommes d’or au héros, qui les consacra à Athéna ; la déesse les rapporta aux Hespérides. Triste d’avoir perdu Ladon, Héra l’envoya au firmament en créant la constellation du Dragon. Au cours du voyage d’approche, Héraclès tua le roi d’Egypte Busiris qui voulait faire voler les troupeaux de moutons des Hespérides par des brigands soudoyés. Au retour, il occît sur la demande d’Apollon le brigand Cycnos, fils d’Arès, qui dépouillait les voyageurs sur la route de l’oracle de Delphes. Venu à la rescousse, le dieu Arès fut blessé par le javelot d’Héraclès (heureusement détourné vers la cuisse par Athéna) et s’enfuit dans l’Olympe. Amant d’Aphrodite, mariée à son frère Héphaïstos, cet Arès avait chargé Electryon de le réveiller avant le lever du jour ; mais le gardien s’était endormi, si bien que le Soleil surprit les deux amants et avertit Héphaïstos qui les emprisonna dans un filet pour en faire la risée de l’Olympe. Il transforma aussi Electryon en coq, tenu de chanter au lever du jour jusqu’à la fin des temps.


12. Capture et enlèvement de Cerbère aux Enfers.

La dernière et la plus périlleuse mission d’Héraclès, pour laquelle il fut aidé par Athéna et Hermès, l’obligea à redescendre dans le royaume des ombres, d’où jamais aucun mortel n’était revenu : le monstre Cerbère (fils de Typhon et Echnida, frère de Chimère, de l’Hydre de Lerne, du Lion de Némée…), énorme chien tricéphale à queue de dragon dont l’échine était hérissée de serpents, laissait entrer les vivants moyennant un gâteau de miel, mais empêchait les morts de sortir, gardant la rive du Styx opposée à celle où s’amarrait la barque de Charon. Hadès s’opposa à l’entrée d’Héraclès aux Enfers, puis blessé d’une flèche à l’épaule  accepta qu’il affronte Cerbère, mais sans ses armes : le héros étouffa le monstre de ses mains nues. Il profita de ce voyage pour délivrer Thésée, immobilisé depuis des années sur la chaise de l’oubli par Hadès pour le punir d’avoir voulu enlever Perséphone. Il rencontra les ombres de multiples défunts, dont celle de Méléagre à qui il promis d’épouser sa sœur Déjanire. On s’étonne qu’Héraclès n’ait pas profité de son séjour pour violer la gironde Perséphone après lui avoir remis son viatique, un rameau d’or…Transporté vivant mais ligoté en Argolide, le chien Cerbère aux trois têtes épouvanta Eurystée qui le fit aussitôt renvoyer  à la porte des Enfers. Héraclès remonta des Enfers sur le quadrige de Niké-Athéna, la Victoire, guidé par Hermès Psychopompe. Pour certains, il aurait rencontré avant sa descente Eumolpe le Rhapsode,  qui l’initia aux mystères d’Eleusis, mystères de l’au-delà ; une ambiguïté veut qu’Eumolpe (mais est-ce le même ?) ait été son maître de musique  dans sa jeunesse. Apollodore le Mythographe consacra un livre entier de sa « Bibliothèque », supposée avoir été écrite 200 ans avant Jésus-Christ,  au résumé des douze travaux. Au fil du temps, nombre d’artistes (peintres, dessinateurs, sculpteurs, mosaïstes) célèbres ou inconnus récapitulèrent en les illustrant les douze travaux : métopes du temple de Zeus à Olympie, mosaïques de Valencia, de Meknès (Volubilis) et de Maaret al-Nouman en Syrie, toiles de Francisco Zurbaran, Gustave Moreau, statues de Giambologna, Vincenzo De’ Rossi…, burins de Heinrich Aldegrever.

 

 


Mise en page et publication par : Dr Aly Abbara
Dernière mise à jour : le 30 Décembre, 2016

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