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Corneilles noires à Paris - الزاغ ـ طائرٌ من الغربان
Oiseaux de la famille des corvidés (des corbeaux)

A travers de cette collection d'images on observe la corneille noire dans différentes positions permettant de comprendre son anatomie externe : bec ; tête ; cou ; gorge ; corps ; ailes ; queue ; yeux noirs à membrane protectrice ; le plumage avec ses différences nuances ; certaines attitudes et formes de déplacement sur le sol ; ses habitudes alimentaires ; la large ouverture du bec en cas de chaleur extrême lui permettant de régulariser sa température corporelle en dégageant la chaleur interne par les voies respiratoires.

Corneille noire (cornelius - corvus corone) :

  • Oiseau de l'ordre des passereaux (Passériforme) (oiseaux à quatre doigts, dont un tourné vers l'arrière) omnivore et charognard, de la famille des corvidés ou " corvidea " ; cette famille est composée d'une longue liste d'oiseaux comme par exemples : le grand corbeau, le corbeau freux, le choucas = corneille des clochers, le corvus cornix = corneille mantelée, la pie bavarde).

  • Description :
    La longueur de la corneille noire varie de 44 à 51 cm ; son envergure en vol de 93 à 104 cm (bout des ailes carré et queue carrée) ; son poids est de 540 à 600 g ; sa longévité est de 5 à 10 ans.

    Le plumage de la corneille noire, ses pattes, son bec est ses yeux sont de couleur anthracite (de couleur noire, comme le charbon) avec parfois des tâches, des bandes aux nuances du gris et du violet.

    Le plumage est normalement collé au corps ; la tête est forte et aplatie ; le bec est épais et arqué.

    La corneille noire niche dans un gros nid de branchettes dans lequel la femelle dépose de 4 à 6 œufs (ponte entre mars et juillet).

    Le nid est isolé dans un arbre, contrairement au corbeau freux qui niche dans les arbres en formant des colonies plus ou moins importantes.

    Une fois le couple est constitué (femelle et mâle), l'union conjugale est pour la vie. Quand un partenaire meurt, le partenaire vivant reste veuf à vie et ne s'accouple jamais avec d'autre individu.

    Ce type de comportement est commun à tous les autres corvidés qui sont considérés comme le symbole de la fidélité conjugale.

    La corneille se nourrit à terre : des graines ; des invertébrés ; des déchets ; des poubelles ; des œufs et des cadavres des autres animaux.

    Le son émis par la corneille est dur, rauque, sonore ; les cris sont émis en étendant le cou et hochant la tête ; ces émissions sonores ressemblent à " kraa krra krra".

    La corneille noire vit en Europe centrale, en Espagne, en France, au Danemark et dans les Îles Britanniques

    En Île-de-France, dans les années 2007-2008, le nombre de couples de corneilles noires est estimé de 50 000 à 100 000 soit environ 5 couples/km². A Paris ce nombre est estimé à 5 000 couples, soit 20 couples/km².

    Les symbolismes de la corneille noire sont à peu près identiques aux symbolismes du grand corbeau.

  • Les espèces proches de la corneille noire :
    • La corneille mantelée (الزاغ ذو المعطف)
      (mantelé = la couleur du dos diffère de celle du reste du corps)

      Biométrie : 44 à 51 cm de longueur ; 93 à 104 cm d'envergure et 540 à 600 g de poids ; longévité de 5 à 10 ans.

    • Le corbeau freux (الغُداف) : la face est noire sombre chez le freux juvénile ; elle devient plus pâle chez l'adulte car la peau est dénudée, blanchâtre à la base du bec ; le plumage est lâche ; la queue en vol est arrondie.
      L e freux niche en colonies dans les arbres.

      Biométrie : 44 à 46 cm de longueur ; 81 à 99 cm d'envergure et 460 à 520 g de poids ; longévité de 5 à 10 ans.

    • Le grand corbeau (الغُراب) : comparé à la corneille noire, le corbeau est plus massif ; plus grand avec des ailes plus longues (54 à 67 cm de longueur ; 120 à 150 cm d'envergure et 800 à 1500 g de poids ; longévité de 10 à 15 ans) ; la tête est plus grosse ; le bec est plus massif, noir, plus épais et arqué ; le plumage est tout noir et compact sauf au niveau du cou, sous la gorge où on trouve des plumes lâches formant une barbiche ; la queue est plus longue, en vol elle prend la forme d'une losange ; l'extrémité distale des ailes est composée de plumes longues, anguleuses, dirigées et bien séparées.

    • Le choucas des tours (غراب الزَّرْع) : sa nuque est grise ; son bec est petit ; ses yeux sont gris clairs ou très blancs ; en taille, il est plus petit (33 à 4 cm de longueur ; 67 à 74 cm d'envergure et 220 à 270 g de poids) et plus gros proportionnellement.

      Il vie (longévité : 5 à 10 ans) dans les monuments en ruines, les clochers, les tours des châteaux ; les dômes ; les carrières et les falaises en faisant des vols en bandes et des acrobaties associés ponctuellement aux cris caractéristiques.

      Il se nourrit à terre et dans les arbres : vers de terre, graines, déchets, baies et chenilles.

    • La pie bavarde (Pica Pica - عَقْعَق ـ قُنْدُس ـ قُعْقُع ـ ثَرْثار ـ هَذار) : un corvidé à plumage bigarré, noir et blanc ; tête, bec et yeux et poitrine noirs ; ventre blanc ; une tache ovale et blanche à l'épaule (à la racine de l'aile) ; aile noire à reflets bleus et verts, mais les plumes de l'extrémité distale de l'aile déployée en vol sont blanches ; enfin, longue queue noire à reflets pourpres et verts.

      Biométrie : longueur = 44 à 46 cm ; envergure = 52 à 60 cm ; poids = 200 à 250 g ; longévité = 10 à 15 ans.

      La pie bavarde se nourrit d'insectes, graines, déchets, cadavres, oisillons et œufs d'autres espèces d'oiseaux.

      La nidification se fait dans des nids de branchettes protégé par un dôme. La femelle dépose de 5 à 8 œufs ; un ponte par un en avril-juin.

      Le couple se forme pour la vie.

      La pie bavarde possède la capacité d'imiter la voie humaine ; le mot le plus correctement prononcé est " Margot ".

      Le plumage bigarré de la pie bavarde, nous rappelle qu'il du plus ambivalent des corvidés : dans une comptine anglaise, une pie annonce le malheur et la peine (pie bavarde veuve) ; deux pie annoncent la le bien et la joie (coule amoureux et heureux).

      La pie bavarde symbolise le vole parce qu'elle se caractérise par son attirance pour les objets brillants qu'elle vole et dépose dans son nid.

      Chez les chinois, la pie (xi) symbolise le bonheur qui se prononce (xi).


  • Références :
    Dictionnaire numérique Cordial 2012
    Le livre des symboles. Edition Taschen 2011.
    Jean-Claud Belfiore. Dictionnaire des croyances et symboles de l'Antiquité. Larousse 2010.
    David Fontana. Le nouveau langage secret des symboles, SOLAR éditions 2010.
    Rob Hume, Guillemet Affres, Marc Duquet. Oiseaux de France et d'Europe. Larousse.
    Jean Chevalier, Alain Rebranchent. "Dictionnaire des symboles. Robert Laffont 1982".

Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : le 30 Mars, 2015

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Paris / France