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Le thé : description ; variétés ; propriétés médicinales ; Théisme ; des " thés sans thé "
Auteur : Dr Aly ABBARA
Mise à jour : 12 Novembre, 2014



  • Thé :

  • Histoire de l'introduction du thé en Occident (Médecine pittoresque édition 1834) - Illustration : Théier

  • Arbuste ou arbrisseau (= théier ou arbre à thé) asiatique à feuilles persistantes originaires de la Chine (Thea chinensis) des hautes vallées de l'Assam, appartenant au genre Thea (ou Camellia ; Camellia sinensis) de la famille des Théacées ou (Ternstrémiacées). Cultivé en Chine, au Japon, en Inde, en Afrique et Amérique du Sud.

    Le théier peut attendre 20 mètres de hauteur, mais dans les plantations, il est régulièrement taillé pour ne pas dépasser le 1,5 mètres. Les feuilles du théier sont, persistantes, vertes, alternes, coriaces, luisantes, ovaloïdes aux bords à dents en formes de griffes. Les fleurs sont odorantes, blanches, à cinq pétales, isolées ou réunies en petits groupes à l'aisselle des feuilles. Les fruits sont sous formes de capsules à multiples logettes.

  • Les feuilles et les bourgeons de théier, sont récoltées à la main, durant toute l'année ; elles sont séchées et traitées de diverses manières afin de déterminer la classe :
  • Les thés noirs : sont obtenus suite à la fermentation (terme impropre, car il s'agit plutôt une oxydation) en tas avant d'être séché, puis on les soumet à plusieurs reprises à un chauffage effectué sur des plaques métalliques (torréfaction poussée).
    Un thé noir est oxydé durant toute une nuit, voire plus...

    Dans ce procesus de la fabrication du thé noir, le léger chauffage des feuilles flétries permet à l'enzyme de polyphénoloxydase (par oxydation aérobique enzymatique ou improprement fermentation enzymatique) de transformer les polyphénols en pigments noirs (en particulier les les théarubigines) qui donneront aux thés noirs leur couleur rouge brun typique.

  • Certaines variétés du thé noir :
  • Les thés verts : sont obtenus suite à un séchage puis à une légère torréfaction immédiatement après la cueillette sans passer par l'étape de fermentation, mais en pratique le thé vert est habituellement oxydé durant quelques heures.
    L'oxydation du thé (improprement appelée fermentation) modifie les polyphénols (antioxydants) et les arômes contenus dans la plante.
  • Selon la technique et la durée d'oxydation les industriels obtiennent d'autres types de thé :
    • Thé jaune (Yellow tea) :
      Comme le thé jaune (Huo Shan) - Thé des Empereurs
      Il s'agit de thés très rares, composés uniquement des bourgeons des feuilles duveteux très peu modifiés par rapport aux éléments d'origine : les feuilles subissent seulement une légère fermentation à l'étouffée et elles ne sont pas travaillées (pas de roulage).

    • Thé blanc :
      Comme le Thé blanc (Yin Zhen) ou le thé blanc aux aiguilles argentées (Silver Needle White Tea).
      Thé légèrement oxydé, environ 12 % (oxydation superficielle), selon la méthode traditionnelle (séchage au soleil puis à l'ombre, pas de torréfaction ni roulage) ; c'est le thé qui connaît la transformation la plus faible par rapport à la feuille fraîche du théier. Il est composé exclusivement de bourgeons des feuilles récoltés très tôt au printemps.

    • Thé semi-oxydé (appelé Oolong ou Wulong =  « thé bleu-vert ») : la durée d'oxydation se situe entre le thé vert et le thé noir.

    • Thé post fermenté :
      Il s'agit du thé pu-ehr (pu-er) ou (tuo cha) produit à partir des théiers à grandes feuilles :  théier "Camellia sinensis" variété "assamica" ou " théier de l'Assam ", " poussant dans le Yunnan en Chine et donnant des feuilles longues de 8 à 14 cm.
      L'infusion obtenue par ces thés sont très foncés, d'où leur appellation en Chine : "thé noir" ou "thé noir noir".

      Après la récolte, ces feuilles subissent une phase d'oxydation (enzymatique) plus ou moins importante, puis elles sont pressées sous formes de galettes ou de briques (mais ce procédé de compactage n'est pas toujours appliqué) ; dans la suite, les feuilles compactées subissent une véritable fermentation par inoculation des champignons, bactéries et levures (Aspergillus niger, A. glaucus, Penicillium, Rhizopus, Saccharomyces, Actinoplanes, Streptomyces et Bacterium) ; durant cette fermentation micro-organique, la température monte rapidement à 50 °C et se maintient à ce niveau pendant 35 jours avant de décroître jusqu'à la température ambiante. Cette fermentation peut durée longtemps, mais des procédés récentes permettent de réduire cette durée à 50 jours.
      La particularité des thés post fermentés, c'est qu'ils peuvent être consommés après une longue durée de vieillissement (comme le vin) allant d'un an à plusieurs décennies durant laquelle la fermentation continue entraîne des modifications dans le goût, l'astringence liées aux modifications dans la composition chimique des ces thés :
      • réduction du taux de la caféine ;
      • réduction du taux des polyphénols ;
      • la disparition de la théophylline ;
      • la disparition des principales catéchines (l'épigallocatéchine gallate EGCG et l'épicatéchine gallate ECG) ;
      • augmentation des polysaccharides ;
      • des réactions enzymatiques participent à la dégradation des protéines et des lipides contenues dans le thé entraînant l'apparition de nouvelles molécules responsables du développement d'arômes nouvelles et uniques dans ces thés vieillis.
  • Ces produits commerciaux : thé de Ceylan, de Chine, des Indes ; thé noir, thé vert en feuilles ; thé vert en poudre ; thé fumé ; thés parfumés à la bergamote, au jasmin, au rose ; à l'orange ; au citron ; au lait, à la menthe, aux épices ... thé libre, thé en saches, thé soluble, thé en capsule...) sont destinés à être consommés sous forme d'infusions brûlantes, froides, glacées (le thé glacé est très apprécié à Sparte en Grèce), légères, fortes...

  • Au Japon, la Cérémonie du Thé est une sorte de culte esthétique pratiqué par les milieux cultivés depuis le XIIIe siècle, qui, au XVe siècle, avec le développement du bouddhisme zen, a pris une signification philosophique et sociale, tandis que ses pratiques étaient codifiées selon une étiquette stricte toujours enseignée aujourd'hui et qui suscite un art raffiné appliqué à l'architecture du pavillon et de la salle de thé ainsi qu'aux objets (d'après Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse).

    Lors de la cérémonie du thé, c'est le thé vert en poudre (Matcha) qui est consommé après avoir été mélangé à l'eau chaude et moussé.

  • Principes actifs et propriétés médicinales du thé :
  • La qualité aromatique des feuilles du théier décroît de haut en bas, donc les bourgeons terminaux de haut les jeunes feuilles sont plus riches en principes actifs que les feuilles matures et les feuilles jaunes basales.

  • I- Les principes actifs sont des bases puriques (2 à 4 %) dont la théine (parfaitement identique à la caféine ; de la familles des méthylxanthines) puis la théophylline (bronchodilatatrice et diurétique), et l'isomère de la théobromine en faible quantité.

    Une tasse de café contient de 50 à 120 mg de caféine (selon le type de thé et la technique de préparation de l'infusion).
    Il y a environ 3 grammes de caféine dans 100 grammees de thé vert séché (environ 33 à 50 % de moins si l'on compare au thé noir). Le taux de caféine dans le thé semi oxydé Oolong est identique à celui du thé vert. Le thé blanc (composé des bourgeons) et le thé jaune (composé de bourgeons et de jeunes feuilles) contiennent d'avantage de caféine.

    La caféine, à partir de 60 mg chez l'adulte, possède un effet stimulant sur le système nerveux central et sur la vivacité intellectuelle, la vigilance et le tonus psychique ; un effet favorisant la diurèse ; un effet bénéfique sur les fonctions digestives accélérant la digestion ; un effet stimulant le système cardio-respiratoire.
    La dose maximale journalière recommandée de caféine pour un adulte varie de 200 à 400 mg, selon les pays et les individus.

    La caféine est présente dans de nombreuses d'autres plantes : café, maté, le cacao, kola, guarana...

  • II- Les jeunes feuilles fraîches de théiers contiennent aussi 30 % de polyphénols ; 15 à 20 % de protéines ; des acides aminés ; des polysaccharides.
    Un sachet de thé vert contient 80 à 100 mg de polyphénols (dont 25 à 30 mg de EGCG (gallate d’épigallocatéchine) et une tasse de thé vert contient 20 à 35 mg d'EGCG.

    Les polyphénols à effet astringence (qui resserre les tissus et diminue les sécrétions) contenus dans le thé sont des flavonoïdes en particulier :

      • Des flavan-3-ols (ou flavanols ou catéchines) (90 % des polyphénols) dont la catéchine (flavanol monomérique) et ses dérivés estérifiés (épicatéchine, gallate d’épicatéchine ou ECG, épigallocatéchine, gallate d’épigallocatéchine ou EGCG). Les flavanols sont sous forme aglycones (non reliés à un glucides).
        (gallate : relatif à la combinaison à l'acide organique gallique).
        Le thé vert contient 67,5 mg de catéchines par 100 ml d'infusion, contre 15,5 mg/ml d'ifusin de thé noir.

      • Des flavonols (aglycones et glycosides) : ce sont des 4-oxo-flavonoïdes : ce sont le kaempférol, la myricétine et en particulier la quercétine qu'on trouve dans le thé vert et noir (et également dans les pommes, framboises, oignons, ail, choux, noix, raisins noirs...)

      • Des flavan-3,4-diols (ou flavanediols ou leucoanthocyanidines) et des acides phénoliques.

      • Des proanthocyanides (procyanidines) ce sont des dimères ou trimères de catéchines et épicatéchines.

      • Puis les théaflavines, les théarubigines : ce sont des flavanols dimériques (dimère, à un corps de poids moléculaire double) ou polymériques (qu'on retrouve particulèrement dans le thé semi oxydé Oolong et dans les thé noirs).

      • Les flavonoïdes sont des polyphénols de bas poids moléculaire comportant un squelette de base à 15 atomes de carbone, fait de deux cycles benzéniques aromatques (phényles : formule brute C6H5-R) donc de 6 atomes de carbone reliés par une chaîne de 3 atomes de carbone (anneau de pyrane oxygéné = cycle pyrone).
        Les flavonoïdes sont souvent liés à une molécule de glucide (glucose, arabinose ou rhamnose) pour former des glucosoïdes (flavonoïdes glycosides), mais certaines flavonoïdes sont aglycones (non reliées à une glucides (comme les flavanols).

      • Une tasse de thé peut en contenir jusqu'à 80 à 200 mg de polyphénols (selon le type de thé et la technique de préparation de l'infusion).

      • Dans 100 grammes de thé vert séché on retrouve :
        (16 grammes) de polyphénols totaux dont 14.2 g de cathéchines (dont 4,7 g d'EGCG) et 0,0 g de Théaflavines et théarubigénines.

      • Dans 100 grammes de thé noir séché on retrouve :
        (15,6 grammes) de polyphénols totaux dont 4.0 g de cathéchines (dont 2,0 g d'EGCG) et 0,94 g de Théaflavines et 1,8 g de théarubigénines.


    • Les flavonoïdes sont des antioxydants pouvant piéger les radicaux libres (antiradicalaires) et protéger les cellules des agressions :
      • préviennent certains cancers par inhibition l'urokinase, nécessaire à la progression des tumeurs ;
      • l’activité antioxydant de ces polyphénols explique l'action préventive du thé contre le vieillissement cellulaire.

      • Les flavonoïdes peuvent chélater le fer non hématique contenu dans les plantes, le lait et les médicaments (l'intègre dans leur structure en anneau), donc diminuent son absorption au niveau du tube digestif d'environ 70 %.

  • III- Les tanins (des polymères des polyphénols), ce sont des substances capables de se lier aux alcaloïdes, la gélatine et d'autres protéines afin de former des complexes avec ces macromolécules et particulièrement avec les protéines.

    Les tanins contenus dans le thé se lient à la caféine (la captent), ralentissent et prolongent sa libération dans le sang sur une durée pouvant aller de six à huit heures et de manière uniforme, contrairement à la caféine du café (qui ne contient pas des tanins) qui sera libérée rapidement, produisant un pic d’intensité, qui retombe aussitôt, sur une durée de deux à trois heures.

    Les tanins sont également responsables de l’astringence du thé ; puis ils participent à l’épaisseur du thé et à sa coloration.

  • IV- La théanine est un acide aminé (γ-glutamyléthylamide : dérivé du glutamate) connu pour être présent principalement dans les feuilles de thé (et dans le champignon : bolet bai ou Xerocomus badius) ; il représente de 1 à 2 % du poids total des feuilles des thés noirs, verts ou semi-fermentés et plus de 50 % des acides aminés contenus dans le thé. Cet acide aminé participe à l'effet astringente, sucrée et umami du thé.

    « Umami est un terme japonais se traduisant généralement par "savoureux", c'est l’une des cinq saveurs de base avec le sucré, l’acide, l’amer et le salé ».

    La théanine agit sur le cerveau en réduisant le stress mental et physique ; elle produit un effet relaxant en favorisant la production d'ondes cérébrales α relaxantes, en diminuant l'activation du système symphatique en cas de stresse et en ralentissant le rythme cardique, puis en freinant la synthèse de sérotonine cérébrale et augmentant son catabolisme.

  • V- Les autres composantes du thé :
    • Les feuilles est le fleurs du thé contiennent, en outre, une proportion assez forte d'oxalate de potasse (2 à 3 %).

    • Dans 100 grammes d'infusion de thé on retrouve :
      99,7 grammes d'eau ; 0,3 grammes de glucides ; 370 mg d'acide oxalique ; 37 mg de potassium ; 3 mg de magnésium ; 0,2 mg de manganèse ; 5µg de folates (vitmine B9).

    • La fleur de thé contient environ 2 grammes pour 100 de caféine et une notable quantité de manganèse et de fer. La fleur de thé a l'avantage, sur les feuilles, d'être difficile à falsifier.

    • Le thé vert séché contient environ 300 mg de vitamine C et 100 mg de vitamine E.

    • Un litre d'infusion de thé vert contient (1,2 à 1,7 mg) de fluor, contre (0,6 à 1 mg) pour le thé semi oxydé oolong, (1 à 1,9 mg) pour le thé noir et enfin (2,2 à 7,3 mg) pour les vieilles feuilles du thé.
  • Effets thérapeutiques et préventifs du thé ?!
    • Il est important de signaler que les Instituts nationaux de la santé américains, considèrent que le seul usage cliniquement prouvé du thé est le traitement local des verrues génitales.

    • Puis, l'institut national du cancer américain a publié un avis officiel rappelant l'absence de preuves quant aux effets du thé dans la prévention ou le traitement des cancers.

    • Aucune étude à long terme ne confirme d'effets durables de la caféine ou du thé sur la perte de poids car l'effet de la caféine sur la diminution de l'appétit et sur la légère augmentation de métabolisme de base disparaissent rapidement chez les personnes consommant régulièrement le thé.

    • Grâce au effet antioxydant, le thé agit comme un agent actif contre l'athérosclérose (effet hypocholestérolémiant démontré sur les rats et les lapins), mais les études chez l'homme portant sur les propriétés préventives du thé dans le cadre des maladies cardiovasculaires ont abouti à des résultats contradictoires.

    • L'effet du thé dans la prévention des caries est probablement lié aux catéchines, et à son contenu en fluor, mais des plus grandes études doivent être menées pour confirmer les bénéfices observés.

    • Le thé peut stopper les diarrhées bénignes grâce l'astrigence de ses tanins.

    • Le thé est un diurétique (favorisant la sécrétion d'urine).

    • le thé possède une très forte activité contre le trypanosoma cruzi, l'agent infectieux parasitaire de la maladie de Chagas qui se trouve à l'état endémique en Amérique central et au nord-est du Brésil.

  • A consommer avec modération :
    • La consommation du thé doit être limitée chez :
      • Les personnes atteintes de troubles cardiovasculaires ; de l'hypertension artérielle.

      • Les personnes souffrant de l'insomnie ; d'anxiété.

      • En la présence d'une ostéoporose : la caféine augmente l'élimination du calcium et magnésium dans les urines.

      • Chez les diabétiques, car il semble que les grandes quantités consommées du thé entraîne une augmentation de la glycémie, en particulier en fin de journée.

      • A proscrir le thé chez les personnes souffrant de lithiases urinaies d'oxalates en raison de sa teneur élevée en acide oxalique (300 à 370 mg /100 g d'infusion)

      • Chez la femme enceinte ou la femme qui allaite, l'apport en caféine ne doit pas pas atteindre les 200 mg par jour ; le caféine traverse le placenta vers le fœtus, et on le détecte dans le lait maternel.
        Une consommation soutenue supérieure à 200 mg de caféine par jour est associée à une augmentation de taux de fausses couches et de nouveau-nés de faible poids à la naissance.

      • Chez les enfants une dose maximale journalière acceptable de caféine est de l'ordre de 2,5 mg/k/jour ; soit 45 mg/j entre 5 et 6 ans, et 60 mg/j entre 7 et 98 ans et enfin, 85 mg/j entre 9 et 12 ans.

      • La caféine interagit avec certaines substances :
        • les antibiotiques de la famille des quinolones (ciprofloxcine, énoxacine, norfloxacine) ; les hormones féminines (contenues dans les contraceptifs) et l'alcool, ralentissent l'élimination de la caféine et expose a ses effets indésirables, voire à la théisme.

        • La théophylline provoque les même effets indésirables de la caféine ; les deux prises ensemble aggravent ces effets secondaires : excitation, tremblement, palpitations, insomnie, anxiété, agitation, irritabilité, céphalée, troubles gastriques, diarrhée.

        • La caféine ne doit pas être consommée conjointement avec des plantes contenant des substances proches de l'amphétamines comme l'éphédra (contient de l'éphédrine) ; l'orange amère (contient de la synérphine). La synérgie entre ces substances augmente le risque d'accidents cardiovasculaires.

        • La caféine augmente l'absorption de l'acide salicylique et du paracétamol.

        • La caféine accentue l'effet des anticoagulants.

        • La caféine favorise la dépendance au tabac et la nicotine.

        • La caféine diminue l'efficacité de certains médicaments comme : la clozapine (antipsychotique) ; les anticides gastriques ; l'acide alendronique (dans le traitement de l'ostéoporose).

        • Les tanins contenus dans le thé diminuent l'absorption du fer par le tube digestif entraînant en cas d'abus chronique de consommation du thé, une anémie profonde.
          Dans le traitement de l'anémie ferriprive (un état anémique qui est provoqué par le manque de fer). Il n'est pas recommandé d'associer, en même temps la prise du fer par voie orale à la consommation du thé, donc la prise du fer doit être effectuée au moins une heure avant ou après la consommation du thé.
        • Les flavonoïdes peuvent chélater le fer non hématique contenu dans les plantes, le lait et les médicaments (l'intègre dans leur structure en anneau), donc diminuent son absorption au niveau du tube digestif d'environ 70 %.

        • Les tanins du thé freient également l'absorption de la vit B1, B12 et le calcium.

  • Théisme (= caféisme) :
  • C'est l'intoxication à la théine (et à la caféine) par l'abus de consommation du thé et du café.

  • L'abus du thé provoque des palpitations (extra-systoles, tachycardie), des accès de fausse angine de poitrine, des troubles nerveux (tremblement, céphalée, mouvements convulsifs, tendances syncopales, insomnie), des troubles mentaux (abattement, anxiété).

  • L'abus du café et du thé, peut provoquer des accidents aigus ou chroniques, particulièrement chez les prédisposés.
    • Forme aiguë : peut être observée après l'ingestion de quantité variable de café ou de thé chez des sujets nerveux et non habitués à ces boissons.
      • Symptômes : excitation cérébrale, besoin continuel de mouvement (agitation), battements plus ou moins précipités et pénibles du cœur (par trouble du rythme cardiaque : extrasystoles ; tachycardie) ; des accès de fausse angine de poitrine ; envies fréquentes d'uriner et abondance de cette excrétion, insomnie, tremblements, nausées. Ces troubles sont, du reste, transitoires.
        Dans les cas extrêmes caractérisés par un surdosage de caféine, on peut observer des graves troubles musculaires (rhabdomyolyse = destruction de muscles striés).

    • Forme chronique : elle se produit par l'usage répété et habituel, fréquent ; la dose varie suivant l'âge, le sexe, le tempérament, l'activité de vie ; 3 ou 4 tasses par jour suffisent pour la provoquer, surtout lorsque l'une d'elle est prise à jeun le matin.
      • Symptôme : diminution de l'appétit, difficulté de digérer avec distension stomacale et évacuation de gaz, constipation habituelle, interrompue quelquefois à intervalles par des débâcles, crises de gastralgie pénibles ; sommeil léger coupé de réveils et troublé par des rêves tristes ou effrayants, exaltation de la sensibilité, fourmillements, chatouillements dus en partie à des éruptions avec démangeaisons ; excitation cérébrale suivie d'une fatigue intense pouvant aboutir à la neurasthénie ; palpitations ; des accès de fausse angine de poitrine ; tremblements a petites secousses prédominant aux doigts, à la face, à la langue, comme dans l'alcoolisme ; affaiblissement génital.

    • Lire cet article publié en 1886 sur le théisme
  • Huile de thé :
    Huile extraite des graines d'une variété de thé (Thea sasanqua).

    Synonyme : huile de camellia (d'après Dictionnaire de la chimie et de ses applications (CLÉMENT DUVAL, RAYMONDE DUVAL, ROGER DOLIQUE) 1959). [L'] huile de thé provient des fruits d'un arbre à thé particulier qui est exploité non pour ses feuilles mais pour ses fruits (CHARLES COFFIGNIER , Les Vernis, 1921, page 612).

  • Huile essentielle de thé :
    • Huile essentielle extraite des feuilles d'une plante particulière : Arbre à thé (tea tree) ou " Melaleuca alterifolia " de la famille botanique des " Myrtacées " ; elle est originaire d'Australie où cette huile essentielle est à tout faire.
    • Cette huile essentielle est un anti-infectieux majeur anti-bactérien et anti-parasitaire à large spectre d'action avec une bonne activité antivirale et antimycosique. Elle renforce l'équilibre du système immunitaire et agit comme antalgique.
    • Elle contient un taux important de monoterpènes, qui peut être agressive pour la peau d'où la nécessité de la diluer dans une huile végétale à 50 % pour une application cutanée, et à 20 % pour massage ou chez les enfants.

  • Des "thés sans thé " :
    • Il s'agit de boissons obtenues à partir d'une plante ou mélange de plantes avec une ressemblance avec le "thé" par leurs aspects, leurs propriétés ou leurs modes de préparation :
      • Thé des Abyssins : khat.
      • Le thé d'Afrique du Sud : rooibos (boisson rougeâtre). Il ne contient pas de caféine.
      • Thé des Alpes : anthyllide vulnéraire.
      • Thé arabe : mélange de verveine, citronnelle, globulaire, turbith, ciste blanchâtre, paronychia argentea.
      • Thé d'Aubrac : dans les régions montagneuses de France (Lozère, Aveyron) ; une infusion de Calament (Calamintha grandiflora).
      • Thé de Brousse : brusserole.
      • Thé de boeuf : bouillon à vertus reconstituantes ; bouillon pour convalescents (d'après Dictionnaire de l'Académie des gastronomes 1962). Dépliant l'ordonnance du médecin, il lut : Huile de foie de morue... 20 grammes ; Thé de boeuf... 200 grammes Vin de Bourgogne... 200 grammes Jaune d'oeuf... (GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS , À rebours, 1884, page 279).
        • MODE DE PRÉPARATION du Thé de boeuf . Hacher finement 500 gr. de boeuf maigre, ajouter son poids d'eau froide, chauffer jusqu'à ébullition pendant une minute, puis passer en exprimant.
      • Thé des bois : aigremoine, grémil bleu.
      • Thé de camomille, de tilleul (en Belgique).
      • Thé de campagne (des régions méridionales) : stachys dressé ou sideritis romana.
      • Thé du caucas : busserole.
      • Thé d'Europe : sauge officinale ou : véronique officinale, grémil bleu, mélilot bleu.
      • Thé des Européens (dans les régions nordiques) : feuilles de prunellier.
      • Thé des familles (aux environs de Dunkerque) : feuilles du cassissier.
      • Thé de foin (MÉDECINE VÉTÉRINAIRE) : Infusion de foin utilisée notamment dans les affections du tube digestif. Durant la crise aiguë, supprimer les aliments peu digestibles pour laisser reposer l'intestin et calmer l'inflammation. On se contentera d'offrir des buvées chaudes à base de farineux ou du thé de foin tiède (ERNEST GARCIN , Guide vétérinaire, 1944, page 59).
      • Thé des forêts : lichen pulmonaire.
      • Thé de Fontaiebleu : grémil officinal.
      • Thé de France : mélisse, sauge officinale (Salvia officinalis).
      • Thé de Grèce : sauge officinale (Salvia officinalis).
      • Thé herbacé (herbal tea) : aucune plante, ni fleur spécifique ; ce terme est utilisé pour désigner une infusion de plantes différentes du thé, désignée en français par le mot tisane.
      • Thé Hoasca à base de plantes d'Amazonie, qui contient des alcaloïdes.
      • Thé des Indiens : maté.
      • Thé des indiens " Kallawaya " : Lapacho (arbre de vie) ; sans caféine.
      • Thé des jardins : mélilot bleu.
      • Thé de Java : orthosiphon.
      • Thé des Jésuites : le maté (ou yerba mate ; Hex paraguariensis : une plante qui pousse en Amérique du Sud "Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay et au Brésil). Le maté contient de la caféine : une tasse d'infusion préparée avec 5 grammes de feuilles de maté séché dans un litre d'eau bouillante contient environ 70 mg de caféine.
      • Thé de Kamtschatska : feuilles de la grand salicaire.
      • Thé kombucha japonais : à base d'algues. Comme le matcha, il se présente sous forme de poudre à diluer dans l'eau chaude.
      • Long Island iced tea : un cocktail alcoolisé ne comprenant pas, de thé.
      • Thé de montagne : grémil officinal, sauge des prés.
      • Thé du Mexique ou d'espagne : chénopode, ambroisine.
      • Thé des Mongols : saxifrages de Sibérie.
      • Thé des montages : feuilles de dryade (en Savoie).
      • Thé des Norvégiens : feuilles de ronce arctique.
      • Thé du Nord : véronique officinale, aigremoine.
      • Thé des Oswego : monarde.
      • Thé du Paraguay : maté.
      • Thé de Provence : sauge des prés.
      • Thé rouge : soit l'origan, soit rooibos (aspallathus linearis, plante originaire d'Afrique du Sud).
      • Thé de Saint-Germain. : espèces purgatives ; fleurs de sureau, semences de fenouil, anis...
      • Thé shiitakecha japonais : boisson à base de poudre de champignons. Comme le matcha, il se présente sous forme de poudre à diluer dans l'eau chaude.
      • Thé de Sibrie : pimprenelle, molène, polypode, saxifrage de Sibérie.
      • Thé de Simon Paulli : myrica gale.
      • Thé suisse : tisane stimulante, constituée par des feuilles de sommités d'absinthe, de bétoine, d'hysope, de lierre terrestre, de mille-feuille, d'origan, de pervenche, de romarin, de sauge, de thym, de véronique ; fleurs d'arnica, de pied-de-chat, de scabieuse, de tussilage, en parties égale.
      • ...


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