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Image animée montrant la technique de l'amniocentèse écho-guidée.
- Caryotype féminin normal
- Caryotype masculin normal
Depuis une dizaine d'années, les techniques de cytogénétique moléculaire ( FISH) permettent le diagnostic rapide (24 à 48 heures) des principales aneuploïdies sur amniocytes non cultivés en s'affranchissant de l'étape de culture cellulaire. L'hybridation in situ a fait, depuis, la preuve de sa sensibilité et de sa spécificité , respectivement 97 et 99.9%.
Il s'agit par contre d'une technique fastidieuse, peu automatisable, prise en défaut en présence de prélèvements hémorragiques ou contaminés par des cellules maternelles.
Plus récemment, des techniques de génétique moléculaire ont été développées et appliquées au diagnostic prénatal rapide des aneuploïdies. Parmi elles, la QF-PCR ( PCR quantitative fluorescente) qui repose sur l'amplification par PCR de marqueurs polymorphes spécifiques des chromosomes 21,13,18, X et Y semble aussi sensible et spécifique que la FISH (V .Cirigliano) et a sur elle l'avantage d'ètre automatisable, plus rapide, d'utiliser de plus faibles quantités de liquide amniotique et de permettre de repérer les contaminations maternelles.
Ces deux techniques ont pour inconvénients d'être des techniques ciblées donc non adaptées au diagnostic des anomalies de la structure chromosomique à l'exception de celles impliquant les régions chromosomiques reconnues par les sondes ou les marqueurs moléculaires utilisés. Elles sont également moins sensibles que le caryotype conventionnel pour le diagnostic des mosaïques et méconnaissent les trisomies " exotiques " : 20 à 30 % des remaniements cliniquement significatifs échappent ainsi au diagnostic rapide ( P.Lewin ,M.I.Evans ).
Ce " risque résiduel " après une FISH ou une QF-PCR normale dépend de l'indication du caryotype : 0.6% si l'indication du caryotype est l'âge maternel, 1.5% si le caryotype est étudié pour signe d'appel échographique ( J.Hower).
La révision récente de la nomenclature des actes de biologie médicale autorise la prise en charge de la FISH interphasique dans le cadre de l'indication " signes d'appel échographiques ". Les limites de la technique doivent ètre prises en compte dans l'information donnée à la patiente et imposent que l'examen soit complété par un caryotype en cytogénétique conventionnelle.
D'autres techniques de génétique moléculaire (MLPA, microarrays ) devraient permettre à l'avenir d'accroître les performances du diagnostic rapide des anomalies chromosomiques. Leur coût autant que leurs performances sont à évaluer.
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