Les cyclopes
Auteur : Aly Abbara
13 Novembre, 2011

  • Les Cyclopes fils d'Ouranos :
  • Cyclope (kyklopes) signifie : œil cerclé
  • Au début de la création, Gaia, la Terre-Mère surgit du Chaos et mit au monde son fils Ouranos, le Ciel pour qu'il l'entoure et qui devienne une demeure pour les dieux.
    Ouranos (ou le Père Originel) fit descendre sur sa mère Gaia une pluie formant les cours d'eau, les rivières, les fleuves, les lacs, les mers et les océans ; cette eau fertilisante s'infiltra dans la terre et fit naître sur sa surface les plantes, les animaux, les oiseaux.

    De cette union de Gaia, la Terre-Mère, et d'Ouranos, le Ciel naquirent aussi leurs premiers enfants ; c'était des êtres géants aux cent bras (les Cent-Bras) dont seulement la moitié du corps était humaine : Briarée "fort" (appelé aussi "Ægacon") puis Gygès et Cottos. Pour certains auteurs, les Cent-Bras avaient aussi cinquante têtes ?

    Dans un deuxième temps, naquirent les trois Cyclopes (Brontès = "tonnerre" ; Stéropès = "éclair" et Argès = "éclat"), géants d'un naturel sauvage et pourvus d'un seul œil rond médian au milieu du front ; c'était des bâtisseurs capables de construire des murs gigantesques et aussi des excellents forgerons exerçant leur profession en Tharce, puis en Crète et en Lycie.

    De l'union de Gaia avec Ouranos naquirent aussi les Titans qui étaient au nombre de douze :
    • Six Titans : Océanos, Cœos, Crios, Hypérion, Japet et Cronos "ou le temps" qui fut le plus jeune d'entre eux.
    • Six Titanes (ou Titanide) : Théia, Rhéa, Thémis, Mnémosyne, Phoibê et Téthys.

  • Les Cyclopes se révoltèrent contre leur père Ouranos ; pour les punir, ce dernier les emprisonna dans le Tartare, un sombre lieu dans les profondeurs de la Terre-Mère (pour qu'une enclume projetée atteigne le fond de Tartare, il fallait neuf jours).

    La Terre-Mère Gaia offensée par cette punition décida de se venger d'Ouranos, alors elle fabriqua une faucille d'acier (ou en silex) et persuada ses enfants les Titans d'attaquer leur père ; ce fut Cronos (Chronos) qui conduisit cette révolte. Armé par la faucille de sa mère, il saisit par la main gauche les organes génitaux d'Ouranos endormi, et les coupa à l'aide de la faucille tenue dans la main droitev puis les jeta avec la faucille dans la mer près du cap Drépanon ; les testicules d'Ouranos, en flottant, parvinrent jusqu'à Chypre, où naquit Aphrodite, la déesse de l'amour et des rencontres érotiques. Des gouttes de sang d'Ouranos tombèrent sur la Terre-Mère ; fertilisée, cette dernière mit au monde les Trois Erinyes (Alecto, Tisiphoné et Mégère) et les Méliades, les Nymphes des frênes.

    Les Titans victorieux, libérèrent les Cyclopes du Tartare et désignèrent Cronos souverain de la terre.

  • Cronos souverain, emprisonna de nouveau, dans le Tartare, les Cyclopes avec les géants aux cent bras, probablement parce que c'était des êtres imparfaits du début de la création, il ne fallait pas les montrer.

    Ensuite Cronos prit comme épouse sa sœur Rhéa (à qui le chêne est consacré) et régna sur le monde, mais non sans inquiétude car ses parents, Gaia, la Terre-Mère et Ouranos mourant avaient prédit que l'un de ses propres fils issu de ce mariage le détrônerait.
    Cronos, dans le but d'éviter que cette prophétie se réalise, dévorait systématiquement chaque enfant mis au monde par Rhéa ; effectivement il dévora Hestia, puis Déméter, Héra et enfin Poséidon.

    Rhéa, furieuse, décida de sauver son troisième fils Zeus en le mettant au monde durant la nuit sur le Mont Lycée en Arcadie puis en le confiant à la Terre-Mère Gaia qui le transporta en Crète, sur le Mont Ægéon où elle le confia aux deux Nymphes filles de Mélissée, Adrastée et Io, et à la nymphe chèvre Amalthée, qui le nourrit en même temps que son frère de lait, Pan.
    Rhéa, enveloppa une grosse pierre avec des langes et la présenta à Cronos en lui faisant croire qu'il s'agissait de son nouveau-né Zeus, alors il l'avala effectivement croyant que c'était son fils, mais se doutant quand même de la ruse de Rhéa, Cronos se mit à rechercher Zeus qui se métamorphosa lui-même en serpent, et ses nourrices en ourses pour lui échapper.

  • Zeus adulte, décida de rendre visite à sa mère Rhéa sous le conseil de la Titanide Métis. Rhéa voulant aider son fils dans son projet de vengeance, le rapprocha du cercle des privilégiés de son père Cronos et lui procura une boisson émétique. Cronos qui but une quantité importante de ce breuvage mélangé au miel, vomit d'abord la grosse pierre avalée en dernier, puis indemnes, les sœurs et frères aînés de Zeus ; ses derniers impressionnés par le courage de Zeus, le nommèrent leur chef de guerre contre leur père Cronos et les Titans conduits par le jeune Atlas.

  • La guerre de Zeus et ses frères contre les Titans (guerre connue sous le nom de gigantomachie) dura dix ans, mais pour sortir victorieux de cette guerre, Terre-Mère conseilla à son petit-fils Zeus d'aller libérer les prisonniers de Cronos dans le Tartare. Zeus suivant ce conseil, s'approcha du Tartare et tua la gardienne, la vieille Campé puis libéra les Cyclopes et les géants aux cents bras.

  • Travaillant dans les forges d'Héphaistos, et par reconnaissance, les Cyclopes fabriquèrent et donnèrent à leur libérateur des armes redoutables ; Zeus reçut une de ses armes favorites, la foudre (l'éclair) ; Hadès reçut un casque qui le rendait invisible et Poséidon son fameux trident. En effet, ses trois armes étaient déterminantes pour gagner la guerre contre Cronos, car Hadès invisible vola les armes de Cronos ; Poséidon le menaça avec son trident et Zeus le frappa avec la foudre ; les géants aux cent bras lancèrent des rochers sur les derniers Titans et Pan, avec son cri terrible et soudain les fit fuir. Cronos et les Titans vaincus, furent exilés sur une île dans l'Extrême-Occident (ou emprisonnés dans le Tartare) sauf leur chef, Atlas qui reçut une punition exemplaire, celle de porter pour l'éternité les cieux sur les épaules.

    Les Titanides furent épargnées de toute punition car parmi elles se trouvaient Rhéa la mère de Zeus, et Métis, sa meilleure conseillère.

  • Artémis et les Cyclopes :
    De leur vivant, les Cyclopes travaillaient dans les forges d'Héphaïstos, un jour ce dernier invita Artémis encore enfant, à leur rendre visite dans leur atelier sur l'île de Lipari ; elle les trouva en train de fabriquer un abreuvoir pour les chevaux de Poséidon. Sans hésitation elle demanda aux trois Cyclopes (Brontès, Argès et Stéropès) de laisser de côté l'abreuvoir de Poséidon pour lui fabriquer un arc d'argent et un carquois rempli de flèches, et en échange, elle leur ferait manger le premier animal qu'elle abattrait. Au cours de cette visite, Brontès qui avait reçu l'ordre de fabriquer tout ce qu'Artémis souhaitait, la fit s'asseoir sur ses genoux ; détestant ses cajoleries, elle lui arracha une touffe de poils sur sa poitrine et laissa à cet endroit une plaque de peau dépourvue de poils jusqu'à sa mort.

    Les Cyclopes aidèrent Héphaïstos à fabriquer de nouvelles armes à l'intention d'Enée et cela à la demande d'Aphrodite, comme lorsque Thétis demanda pour son fils Achille.

  • La mort des Cyclopes fils d'Ouranos :
    Zeus craignant qu'Asclépios puisse troubler l'ordre universel en ressuscitant un homme de la mort, il utilisa son arme favorite la foudre pour l'anéantir. Apollon, le père du dieu de la Médecine Asclépios, pour se venger tua les Cyclopes qui avaient fabriqué cette arme redoutable, le foudre (au masculin quand il s'agit de l'arme de Zeus).
    Zeus furieux suite à la mort des trois Cyclopes, ses armuriers, punit Apollon par la prison dans le Tartare, mais après l'intervention de Léto auprès de Zeus, la punition de son fils Apollon fut réduite à une année dans laquelle le dieu fautif se mit au service des humains et en particulier le roi Admète de Phères.

    D'après certains mythographes, après la mort de ces trois Cyclopes, leurs âmes ou leurs fantômes élurent domicile dans les antres situés sous le volcan de l'Etna et cela explique pourquoi, de temps en temps, certains cratères qui se trouvent aux pieds de l'Etna se mettent à cracher des gaz, du feu et de la lave volcanique

  • Les Cyclopes bâtisseurs :
    Parmi les enfants des Cyclopes, on trouve les Gastérochires (ventres pourvus de mains) ; ce sont les sept Cyclopes géants bâtisseurs qui avaient accompagné le roi Prœtos de Lycie et qui avaient fortifié la ville de Tirynthe avec des murs épais en employant des blocs énormes de pierre.
    Prœtos fut le frère d'Acrisios, le père de Danaé, la mère du célèbre Persée.
    Dans certains récits, ces Cyclopes furent aussi les constructeurs des murailles de Mycènes.

  • Les Cyclopes fils de Poséidon (dans l'Odyssée d'Homère) :
    Ulysse (Odysseus), au cours de son pénible voyage de retour à son pays Ithaque après la fin de la guerre de Troie, une tempête l'avait poussé vers l'île des Cyclopes ; c'était peut-être des descendants des premiers Cyclopes forgerons tués par Apollon ; ils n'avaient plus de souvenir du métier de leurs ancêtres et vivaient de l'élevage, comme des bergers barbares installés séparément les uns des autres dans des cavernes, sans lois et sans aucun élément en rapport avec la civilisation (assemblées, marchés, navires, agriculture...).

    Il faut remarquer qu'Homère signale dans l'Odyssée que le Cyclope Polyphème est le fils de Poséidon et non d'Ouranos, pour cela certains auteurs pensent que les cyclopes de l'Odyssée n'ont rien à voir avec les cyclopes fils d'Ouranos, du début de la création, et que le seul élément commun entre eux est la cyclopie (l'œil unique) d'où le nom commun.

  • Donc voici le mythe d'Ulysse et le Cyclope Polyphème :
    Recherchant des vivres sur l'île des Cyclopes, Ulysse et certains membres de son équipage entrèrent dans l'antre de Polyphème, fils de Poséidon et de la nymphe Thoosa et l'un de ces Cyclopes vivant sur cette île.
    Ulysse et ses douze compagnons s'installèrent dans la caverne, égorgèrent et firent rôtir quelques chevreaux trouvés derrière l'antre ; ils consommèrent joyeusement de la viande rôtie et du fromage que Polyphème gardait soigneusement dans son habitat.

    Le géant Polyphème, à son retour, fit rentrer son troupeau de moutons dans la caverne et ferma l'accès par un énorme bloc de pierre.
    Une fois à l'intérieur, il constata la présence des treize Grecs dont Ulysse ; ce dernier lui demanda le respect des lois divines en leur donnant l'hospitalité généreusement, le Cyclope mangeur d'hommes, n'eut comme réponse que de prendre deux Grecs et les dévorer crus, chair et os, tout en promettant à Ulysse de faire la même chose avec le reste de ses compagnons en les dévorant à chaque fois, deux par deux.

    Le lendemain matin, au réveil, le Cyclope, dévora encore deux Grecs, puis partit avec son troupeau tout en prenant soin de bien fermer l'entrée de sa caverne.
    Ulysse conscient de la vraie menace de perdre tous ses marins compagnons et se voir être dévoré, par le Cyclope, il décida de recourir à la ruse, donc il tailla et aiguisa durant l'absence du géant une grosse branche d'olivier, puis il la dissimula sous un tas de fumier.

    A son retour le soir, Polyphème dévora encore deux Grecs ; Ulysse s'approcha de lui et lui proposa aimablement, pour son plaisir de boire du vin ; il s'agissait du vin très fort d'Ismaros donné par Maron, que Ulysse avait apporté avec lui quand il avait quitté le navire pour explorer l'île. Trouvant la boisson très délicieuse, Polyphème qui n'avait jamais bu que du lait, demanda à Ulysse de lui servir de ce vin encore et encore, tout en lui promettant de le manger en dernier et pour cela, lui demanda son nom ; Ulysse répondit : "Oudéis" ou "Outis" (ce qui signifie : personne).

    Le vin d'Ismaros, que les humains diluaient dans l'eau avant de le boire (vingt portions d'eau pour une portion de vin) fit tomber Polyphème dans un état d'ivresse avancée et dans un sommeil très profond. Profitant de l'occasion, Ulysse et ses compagnons chauffèrent la branche d'olivier qu'ils avaient préparée dans la journée, puis ils crevèrent l'œil unique du Cyclope endormit à l'aide de sa pointe brûlante, rougie au feu.

    Polyphème se réveilla brusquement par une douleur atroce et hurla avec toute sa force de sorte que tous ses voisins proches et lointains vinrent à l'extérieur de sa caverne pour le secourir, mais quand ils lui demandèrent de désigner le responsable de sa souffrance, il répondait (Oudéis = Personne) ; alors ses voisins conclurent qu'il s'agissait d'un délire ou d'une épreuve ou malheur divins, alors ils partirent en lui demandant de prier son père Poséidon et de cesser de les déranger par ses cris.

    Polyphème désespéré, se dirigea en touchant les murs jusqu'à l'entrée de sa caverne et l'ouvra en déplaçant l'énorme bloc de pierre, puis il essaya de saisir les Grecs qui devaient fuir en cherchant par des mouvements désordonnés de ses mains, mais Ulysse décidant de sortir sain et sauve avec le reste de ses compagnons, les attacha, avec des branches d'osier, chacun sous le ventre d'un bélier tout en laissant un bélier libre devant et un derrière (dans d'autres versions, chaque homme de l'équipage fut accroché sous le ventre de trois moutons attachés ensemble) ; Ulysse le dernier, s'agrippa à la toison du plus grand bélier, le chef du troupeau.

    Le lendemain, à l'aube, Polyphème fit sortir les moutons de son troupeau pour les faire paître, mais au moment où les animaux sortirent de la caverne, il caressa leur dos pour être sûr que les Grecs ne se trouvaient pas parmi eux.

    Ulysse sauvé, conduisit le troupeau de Polyphème à bord de son navire et donna l'ordre d'avancer vers le large, puis ironiquement il cria au revoir à Polyphème ; furieux, le Cyclope lança un énorme rocher qui tomba devant le navire, la vague provoquée par la chute de ce rocher le transporta vers le rivage de l'île des Cyclope. Ulysse toujours rassuré par le handicap du Cyclope aveugle, n'hésita pas à dévoiler sa vraie identité, en lui criant "Si quelqu'un te demande qui t'a crevé l'œil, réponds que ce n'était pas Oudéis, mais Odysseus d'Ithaque".
    Polyphème, devant la provocation d'Ulysse, lança un rocher encore plus énorme, il tomba dans l'eau un peu derrière le navire et créa une énorme vague qui transporta cette fois le bateau sur le rivage de l'île située en face de celle des Cyclopes ; là où Ulysse rejoignit la majorité des membres de son équipage" qui l'attendaient impatiemment depuis qu'il était allé explorer l'île des Cyclopes bergers.

    Polyphème pria son père Poséidon de se venger d'Ulysse et son équipage d'où les difficultés ultérieures qu'Ulysse rencontrera durant son voyage vers son royaume, Ithaque.

    Symbolisme :
    L'œil unique est le symbole d'un état primitif de l'évolution et de l'intelligence. Dans la mythologie grecque, les Cyclopes sont parmi les premières créatures de l'univers, créatures imparfaites d'où leur emprisonnement à deux reprises dans les entrailles de la Terre, dans le Tartare. Ils sont aussi des créatures possédant des forces primitives de nature explosive, volcanique d'où leurs rapports étroits avec Héphaïstos, le dieu des volcans, avec lequel et sous son patronage, ils pratiquaient leur métier d'artisans forgerons et ils fabriquaient des armes d'attaque d'une violence inouïe comme le foudre de Zeus, mais en effet malgré leur forme et état d'esprit primitif, ils étaient capables de façonner et fabriquer des armes et des objets de haute qualité telles que le casque d'Hadès, le trident de Poséidon et l'abreuvoir pour ses chevaux, , l'arc et le carquois d'Artémis, les armes d'Achille et d'Enée.
    Les Cyclopes sont aussi de grands constructeurs car c'est à eux qu'on attribue la construction de certains monuments (cyclopéens) nécessitant une force considérable et une délicatesse et une précision parfaite, c'est le cas pour les murailles de Mycènes et de Tirynthe. Donc les premiers Cyclopes sont le symbole de la violence et la douceur réunies et maîtrisées.

    Par contre, le Cyclope Polyphème est en effet l'exemple parfait de l'être sauvage primitif, fort et violent, dont le niveau intellectuel est très réduit, à l'image de sa face ; donc en accord avec les données de la Médecine Moderne sur cette anomalie congénitale, la cyclopie :
    "La gravité des anomalies de la face est en concordance parfaite avec la gravité des anomalies associées du cerveau".
    Les anomalies du système nerveux central qui sont connues sous le nom d'holoprosencéphalie, peuvent être résumées tout simplement par l'arrêt de l'évolution du cerveau à des stades très précoces de l'embryogenèse.

Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : le 13 Novembre, 2011

  • Bibliographie :
    • Lucia Impelluso : Mythes - Histoire et représentations des dieux et héros de l'Antiquité. Editions de la Martinière- 2008.
    • Félix Guirand ; Joël Schmodt. Mythes, Mythologie - Histoire et dictionnaire. Larousse 2006.
    • Timothy Gantz : Mythes de la Grèce archaïque - Belin 2004.
    • Robert Graves. "Les mythes grecs" traduction intégrale du livre de langue anglais "Greek Myths Cassell & C° LTD. Londres" . Edition 2, Livre de poche La Pochothéque, FAYARD. 2005.
    • Catherine Salles " La Mythologie grecque et romaine " Hachette littérature. Tallandier Éditions, 2003.
    • Jean Chevalier, Alain Gheerbrant."Dictionnaire des symboles" Edition Robert Laffont 1989.
    • Pierre Ellinger. Dictionnaire des mythologies (Sous la direction de Yves BONNEFOY). Flammarion, Paris - 1981 ; tome I.
    • Pierre Grimal, La Mythologie grecque (collection Que sais-je ?) 1972.

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