Thalidomide :
- Risque de tératogénicité chez l'homme :
le Thalidomide est
un puissant tératogène humain induisant avec fréquence élevée
des malformations congénitales sévères pouvant entraîner
le décès du foetus. Une seule dose de 50 mg peut être tératogène.
Commercialisé dans de nombreux pays à partir de 1956 en tant que
sédatif pour soulager les nausées et les vomissements des femmes
enceintes. Suite à la survenue de malformations congénitales graves,
en particuliers de
phocomélies, le thalidomide a été retiré
du marché en 1962. A l'époque, environ 12 000 enfant sont nés
avec des malformations congénitales sévères causées
par le thalidomide
- Effets indésirables :
Neuropathie périphérique survenant généralement
à la suite d'un traitement prolongé, mais parfois après une
courte durée d'utilisation ; Risque thrombo-embolique veineux chez les patients
atteints de myélome multiple et traités par Thalidomide.
Réactions
cutanées dont le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell, somnolence,
bradycardie/syncope.
- Contre-indiqué chez les femmes enceintes et chez les femmes susceptibles
de l'être à moins que toutes les conditions du programme de prévention
de grossesse soient remplies (méthode de contraception efficace depuis
4 semaines, l'utilisation des oestroprogestatifs n'est pas recommandée
en raison du risque accru d'accidents thrombo-emboliques veineux. Poursuivre,
une méthode de contraception efficace pendant le mois suivant l'arrêt
du Thalidomide et effectuer un test de grossesse 4 semaines après la fin
du traitement..
- En cas de grossesse survenant pendant le traitement par Thalidomide, ce dernier
doit immédiatement être interrompue, puis un médecin compétent
en tératologie pourra évaluer le tératogène pour l'enfant
à naître. Même attitude en ce qui concerne des grossesse survenant
dans les 4 semaines suivant l'arrêt du traitement ou chez la partenaire
d'un patient traité.
- Les partenaires masculins, susceptibles de procréer, et n'utilisant pas
de méthode contraceptive, doivent utiliser des préservatifs pendant
toute de durée du traitement et dans la semaine suivant l'arrêt du
traitement (le thalidomide passe dans le sperme).
- Il faut s'abstenir de tout don de sang ou de sperme pendant la prise de thalidomide
et pendant une semaine après la fin du traitement
- Le thalidomide est mise à disposition, en accord avec l'Agence Européenne
de Médicament (EMEA) et l'Agence Française de Sécurité
Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps), depuis le 15 septembre 2008, en association avec Melphalan et la prednisone, pour le traitement
de première ligne des patients âgés de plus de 65 ans présentant
un myélome multiple non traité ou présentant une contre-indication
à la chimiothérapie à haute dose.